Diminuer la qualité des greffons pour en transplanter plus

Publié le : 5 décembre 2019

Afin d’ « augmenter le pool de donneurs potentiels » de greffons hépatiques, le centre hépatobiliaire de l’hôpital Paul Brousse à Villejuif (AP-HP) a mis en place une plateforme de « réhabilitation d’organes qui n’auraient pas été sélectionnés avec les critères standards ». Les premiers greffons issus de cette plateforme de « perfusion normothermique » seront transplantés ce mois-ci.

 

En pratique, le greffon potentiel est perfusé « avec du sang oxygéné à une température de 37 °C pendant un minimum de 12 heures afin de recréer des conditions physiologiques » et d’évaluer sa fonctionnalité. Ainsi des foies présentant une stéatose modérée à sévère[1] seront transplantés, dans un premier temps sur des « patients ayant une hépatopathie ou un carcinome hépatocellulaire en attente de greffe depuis plus de 6 mois ».

 

Cette plateforme sera évaluée sur 3 ans. Ce type de procédé est déjà utilisé pour les greffons rénaux, et est à l’étude pour les poumons.



[1] Lésion du foie correspondant à une surcharge de graisse dans les cellules hépatiques.

 

<p>Le Quotidien du médecin, Charlène Catalifaud (2/12/2019)</p>

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