Des poumons non transplantables réhabilités pour la greffe

Publié le : 6 février 2013

 Depuis 2011, des chirurgiens français de l’hôpital Foch Suresnes mettent en oeuvre une technique de transplantation que des chercheurs canadiens avaient mise au point et publiée cette même année dans le New England Journal of Medicine. Ces derniers étaient parvenus à "réhabiliter" "les poumons de 23 donneurs dont les organes respiratoires n’étaient pas en suffisamment bon état pour être transplantés". 
Concrètement, la technique consiste à prélever des poumons, sur donneurs décédés, et à les mettre sous cloche pour qu’ils puissent rester humides et connectés à un appareil d’oxygénation. Ainsi, les poumons "se gonflent et se dégonflent régulièrement"; ils "‘respirent’ artificiellement à travers un liquide nutritif, en attendant que les chirurgiens  […] soient prêts à les transplanter dans la cage thoracique du malade". 
Le principal avantage de la "réhabilitation de greffon est […] de permettre l’utilisation d’organes considérés jusqu’alors de qualité intermédiaire par l’Agence de Biomédecine. Un avantage considérable car c’est dans cette catégorie que se trouve la grande majorité des greffons". Le Dr Edouard Sage, chirurgien thoracique à l’hôpital Foch précise: "grâce à cette nouvelle technique de réhabilitation pulmonaire, nous avons pu réaliser 26 greffes supplémentaires au cours des deux dernières années. Après deux heures de réhabilitation, on voit si l’organe s’est amélioré. Dans ce cas on peut le greffer". Pour le Dr Dorent, "si les études confirment les bons résultats observés jusqu’à maintenant, il n’est pas impossible que l’on en vienne un jour à utiliser la technique pour tous les poumons transplantables".

 Le Figaro (Damien Mascret) 06/02/13

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