Des licences éthiques pour limiter les mauvaises utilisations de CRISPR ?

Publié le 22 Jan, 2017

Afin de limiter les mauvaises utilisations de CRISPR, outil de manipulation du génome, des universitaires américains suggèrent l’octroi de licences éthiques par les titulaires de brevets. Ainsi, le Broad Institue à Boston, qui possède les premiers brevets de CRISPR, a récemment autorisé Monsanto à l’utiliser sous trois conditions : ne pas réaliser de « forçage génétique »[1], ne pas créer des graines stériles que les agriculteurs seraient obligés de racheter chaque année, et ne pas conduire de recherches sur le tabac. Editas Medicine a également été autorisé il y a deux ans à utiliser CRISPR à condition de ne pas modifier de cellules germinales humaines ou des embryons humains, ou des cellules animales dans le but de créer des organes humains.

 

Les auteurs de cette proposition parue dans Nature Biotechnology estiment que cette piste serait un bon complément des efforts mis en œuvre par les autorités publiques.

 

[1] Gene drive : il s’agit de manipuler le génome pour forcer la transmission d’un gène d’une génération à l’autre. Tous les descendants seront porteur du gène cible.

Bioedge, Michael Cook (21/01/2017)

Partager cet article

Synthèses de presse

01bis_embryon

Etats-Unis : trois souriceaux nés d’une cellule de peau

Dirigé par Shoukrat Mitalipov, des chercheurs ont fait naitre des souriceaux à partir d'une cellule de peau et d'un ovocyte ...
02_fin_de_vie_soins_palliatifs
/ Fin de vie

Sédation palliative : une nouvelle directive aux Pays-Bas

En juin 2022, la KNMG et l’IKNL ont publié une révision de la directive relative à la sédation palliative ...
Maladies cardiaques : 36 millions d’euros pour un traitement CRISPR
/ Génome

Maladies cardiaques : 36 millions d’euros pour un traitement CRISPR

Une équipe internationale vient de remporter le Big Beat Challenge, pour son projet de thérapie génique visant les maladies cardiaques ...

Textes officiels

Fiches Pratiques

Bibliographie

Lettres