Des grands-parents fabriquent un enfant à partir du sperme prélevé sur leur fils décédé

Publié le 11 Sep, 2018

Pour répondre la demande d’un couple britannique, en Californie, le spécialiste de la fertilité David Smotrich a utilisé le sperme de leur fils de 26 ans, décédé dans un accident de moto, « dont le corps n’a été découvert que quarante-huit heures plus tard », pour fabriquer un enfant.

 

Le sperme de l’homme, qui était enfant unique, a été recueilli par un urologue, congelé et exporté un an plus tard par une entreprise de transport médical.

 

« Faire un enfant en utilisant du sperme post-mortem est excessivement rare. Je ne l’ai fait qu’à cinq occasions », a expliqué le Professeur. « Ce couple désespérait de trouver quelqu’un qui puisse lui donner un héritier. Ils voulaient un garçon. Ce que nous avons fait n’est pas disponible au Royaume-Uni où la sélection par le sexe n’est pas légale ». Il a raconté que les grands parents « avaient été ‘très précis’ sur le ‘type et le calibre’ de la donneuse d’ovule et de la mère porteuse, toutes deux des Américaines ». Les femmes qui ont été sélectionnées auraient été, selon les parents, « le genre de femme que leur fils aurait pu épouser ‘en termes d’apparence physique, d’intelligence et d’éducation’ ».

 

Les parents, le médecin qui a prélevé le sperme et l’entreprise qui a stocké et exporté l’échantillon ont contrevenu à la loi britannique, notamment parce que le fils décédé n’aurait pas donné son consentement préalable pour le prélèvement et l’utilisation de ses gamètes. Pour Allan Pacey, l’ancien président de la British Fertility Society au Royaume-Uni, il est probable que « les grands-parents et les autres personnes impliquées aient commis un crime ».

 

La procédure aurait coûté entre 60 000 et 100 000 livres. L’enfant désormais âgé de 3 ans, vivrait au Royaume-Uni auprès de ses grands-parents.

 

Pour aller plus loin : 

Insémination post-mortem : « Aucune justification ne saurait légitimer l’intervention médicale »

L’insémination post-mortem ou la mort de la filiation

Insémination port-mortem : Peut-on revendiquer un “droit d’être parent biologique” ?

 

Times of Israël (10/09/2018)

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