Des femmes enceintes prêtes à participer à un essai clinique de thérapie génique

Publié le : 14 mars 2016

Au Royaume Uni, des chercheurs préparent un essai européen de thérapie génique maternelle, baptisé EVERREST, pour traiter le retard de croissance fœtal d’apparition précoce. Ils ont annoncé avoir trouvé des femmes enceintes, qui ne voient pas d’obstacles éthiques à une telle étude, et se disent prêtes à y participer. Les organisations médicales britanniques devraient elles aussi donner leur feu vert, et l’essai pourrait débuter en 2017.

 

Le retard de croissance fœtale est une maladie incurable caractérisée par une croissance anormalement lente du fœtus, causée par une circulation sanguine réduite dans le placenta. L’affection touche environ 8% des grossesses. Si EVERREST est approuvée, les chercheurs prévoient de traiter les femmes enceintes par thérapie génique afin d’augmenter la production maternelle d’un facteur de croissance. Le traitement a déjà été testé avec succès chez les animaux.

 

Sur les 55 groupes d’intervenants contactés par les chercheurs (professionnels de santé pour la plupart), 34 ont répondu, ainsi que 24 femmes touchées par cette maladie. Traiter la femme enceinte au profit du fœtus a emporté l’unanimité, mais a aussi soulevé des préoccupations « au sujet de la charge psychologique du traitement, ainsi que la décision de participer ». «Notre étude a conclu qu’il n’y avait pas d’objections éthiques ou juridiques à un essai de thérapie génique maternel pendant la grossesse», a déclaré le Dr Richard Ashcroft, professeur de bioéthique à l’Université Queen Mary de Londres.

 

Il s’agirait de la « première utilisation clinique de thérapie génique pendant la grossesse ».

 

<p>UTI (10/03/2016)</p>

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