Des députés s’engagent à lutter contre la légalisation de l’euthanasie

Publié le : 17 mars 2015

Après deux jours d’examen les 10 et 11 mars derniers, l’Assemblée nationale doit voter solennellement aujourd’hui 17 mars la proposition de loi Claeys-Leonetti.

 

Les députés de l’Entente parlementaire pour la famille se sont exprimés, et ont défendu des amendements rappelant « l’importance des soins palliatifs » et cherchant à lever « les ambiguïtés du texte ». Parmi eux, Jean Frédéric Poisson dénonce « les risques de dérives euthanasiques » qui « sont toujours présents ». Il a publié le 13 mars un plaidoyer pour les soins palliatifs : « Personne ne doit mourir seul ». « La mort est un phénomène que l’on doit traiter collectivement », elle ne relève pas exclusivement de la sphère médicale » ; « derrière la volonté d’un gouvernement d’attribuer ou non des moyens aux soins palliatifs, il y a un choix de société, un choix politique » explique-t-il.

 

De son côté Bruno-Nestor Azerot, député-maire divers gauche de la Martinique s’est aussi fermement engagé : « Je voterai contre cette proposition de loi », et encore « Je me battrai contre toute loi légalisant l’euthanasie », « en toute cohérence avec ma population ». De même que pour Jean Frédéric Poisson, pour lui la fin de vie est un sujet politique tout autant que médical : « c’est le rôle du politique comme celui de la médecine, d’accompagner les personnes et espérer avec elles qu’elles puissent guérir ».

 

Alain Claeys, partageant l’avis de Jean Leonetti, s’est quant à lui dit « confiant » à la veille du vote de sa loi : « Je crois que le texte sera adopté largement ». Il estime que sa proposition « répond à l’attente des Français en créant deux nouveaux droits : un droit à l’autonomie avec les directives anticipées, et un droit à accompagner ses proches vers une mort digne et apaisée ».

 

Pour autant, le vote se ne semble pas devoir clore le débat : Manuel Valls et Marisol Touraine ont laissé entendre que ce texte ne serait qu’une étape, « une avancée qui permet de répondre sans brusquer la société ». Ils sont favorables à ce que « l’application de cette loi fasse l’objet d’un rapport annuel du gouvernement au Parlement », et s’apprêtent donc à remettre cette question chaque année à l’ordre du jour du Parlement.

<p>Famille Chrétienne n° 1939 et 17.03.2015 – Agora vox 17.03.2015 – Centre presse 17.03.2015</p>

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