Des chercheurs américains développent un « nouveau » type de cellules souches embryonnaires

Publié le : 4 décembre 2020

L’équipe de Jun Wu au Texas a dérivé un « nouveau type de cellules souches embryonnaires », « intermédiaire » entre les stades totipotent[1] et pluripotent. Les chercheurs ont travaillé sur des cellules de souris, de cheval et des cellules souches embryonnaires humaines[2]. Leurs résultats, publiés dans la revue Cell stem cell, pourraient avoir des applications en médecine régénérative et en « technologie de la reproduction ». Ils pourraient notamment faciliter la création de chimères[3] et de précurseurs de gamètes in vitro.

Jusque-là, peu de recherches avaient été menées sur ce stade intermédiaire de développement des cellules souches, car il est difficile de maintenir les cellules dans cet état. Les conditions permettant de maintenir les cellules souches à l’état naïf (totipotent), sont inverses des conditions nécessaires au maintien des cellules souches à l’état amorcé (pluripotent), d’où la difficulté à mettre au point des conditions de maintien à l’état intermédiaire. L’équipe de Wu est toutefois parvenue à un cocktail de produits chimiques et de facteurs de croissance conservant les cellules souches à l’état intermédiaire. Les chercheurs ont ensuite testé les cellules souches intermédiaires ainsi obtenues en créant des chimères de souris intraspécifique, puis des chimères interspécificiques souris-cheval. Ils ont également cultivé des cellules souches embryonnaires humaines dans ce cocktail, puis ont testé leur différenciation, notamment en cellules précurseurs des gamètes (cellules germinales primordiales).

[1] cf. Les cellules souches expansées, une avancée ?

[2] cf. L’embryon humain, cet animal de laboratoire

[3] cf. Les embryons chimériques à l’heure de la révision de la loi de bioéthique

Source : Medical press (3/12/2020)

Partager cet article

Synthèse de presse

Chronique audio

Textes officiels

ressources

Fiches pratiques

Bibliographies

S'abonner aux lettres