Dépénalisation de l’IVG en Argentine : un calendrier accéléré

Publié le : 27 novembre 2020

 « Procédure accélérée », « accord rapide ». En Argentine, un « débat express » sur l’avortement, les précédents débats s’étaient étendus sur cinq mois (cf. En Argentine, les sénateurs refusent de légaliser l’avortement), doit s’ouvrir en commissions mardi prochain : cinquante intervenants sont prévus mardi et mercredi. Jeudi, les députés s’exprimeront en séance plénière. Ils doivent rendre leur avis le vendredi. La session parlementaire en séance est prévue dès le 10 décembre.

Les députés opposés à la dépénalisation de l’IVG ont fait connaitre leur mécontentement et critiquent le calendrier écourté. Une mobilisation massive est prévue samedi dans les rues de plusieurs villes dont Buenos Aires, la capitale. Le Pape François a exprimé, dans une lettre du 22 novembre, son soutien à la mobilisation. Il y rappelle « l’importance de la protection de la vie ». Il souligne que « le problème de l’avortement n’est pas principalement une question de religion, mais d’éthique humaine ». C’est pourquoi le Pape rappelle qu’ « il est bon de se poser deux questions : pour résoudre un problème, est-il juste d’éliminer une vie humaine ? Et est-il juste d’engager un tueur ? ». Les évêques locaux ont également réaffirmé l’importance de protéger la vie « dès la conception ». Eux aussi soutiennent les manifestations, qu’ils estiment être « des expressions publiques en faveur du droit de l’homme à la vie que chaque personne possède et qui est garanti par la Constitution » (cf. 2.400.000 personnes manifestent en Argentine contre l’avortement).

Sources : La Nacion, Laura Serra (26/11/2020) ; La Gaceta (26/11/2020) ; Vatican News (26/11/2020)

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