De nouvelles modifications génétiques chez le porc en vue des xénogreffes

Publié le : 25 septembre 2020

Une étude chinoise publiée cette semaine dans la revue Nature biomedical engineering rapporte qu’en combinant des modifications génétiques déjà testées chez le porc, il est possible d’obtenir des organes porcins « plus compatibles » avec le système immunitaire humain, en vue de xénogreffes[1]. Les chercheurs ont appliqué deux résultats obtenus séparément ces dernières années : ils ont utilisés les techniques d’édition du génome pour inactiver les rétrovirus endogènes porcins (cf. Vers des greffes d’organes issus de porcs génétiquement modifiés ?) et améliorer la compatibilité immunologique des porcs avec l’homme (cf. eGenesis lance un essai pour les xénotransplantations). Tout cela pour éviter un rejet immunitaire par l’homme de ces organes porcins.

Les chercheurs ayant contribué à l’étude n’en sont pas à leur coup d’essai dans ce domaine : Georges Church et Luhan Yang, les principaux auteurs, sont à l’initiative de la société eGenesis, start up spécialisée dans la recherche sur la xénotransplantation. D’autres chercheurs chinois, américains et espagnols ont participé aux travaux. Ils en seraient désormais à la phase de test de greffe d’organes porcins chez des primates.

[1] La xénogreffe (ou xénotransplantation) désigne la transplantation d’un greffon (organe par exemple) où le donneur est d’une espèce biologique différente de celle du receveur (par exemple : greffe d’un foie de porc sur un homme).

 

Source: South China Morning Post, Coco Feng (23/09/2020); Photo Pixabay DR

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