De futurs nanorobots pour trier et déplacer des molécules simultanément

Publié le : 15 septembre 2017

Une équipe de chercheurs du California Institute of Technology a publié dans la revue Science son avancée majeure consistant à programmer des nanorobots capables d’agir en groupe dans le corps humain.

 

Ces recherches ont été initiées dès les années 80, mais « la plupart des études précédentes en robotique ADN ont seulement utilisé des engins individuels, avec une interaction minimale entre eux », commente John Rief, professeur à l’université Duke (USA). « L’avancée la plus importante de cette étude est la méthodologie pour concevoir des appareils ADN simples qui travaillent en parallèle pour accomplir des tâches compliquées. » Les robots, conçus pour travailler à l’échelle de nos cellules, doivent permettre d’explorer des zones que l’homme ne peut pas atteindre « comme dans la circulation sanguine ».

 

Ces robots minuscules, faits à partir de brins d’ADN, sont munis « d’une « jambe » à deux pieds, pour se déplacer, et de deux « bras » leur permettant de transporter leur cargaison ». Ils parcourent le chemin par milliers de petits pas, cent millions de fois plus petits qu’un pas d’être humain, de l’ordre de six nanomètres.

 

Leurs utilités médicales pourraient à terme être multiples : « synthétiser des produits chimiques » de manière ciblée dans le corps, « recycler des déchets à l’échelle moléculaire », ne diffuser un médicament « que lorsqu’un signal spécifique est donné dans le sang ou dans les cellules », « prévenir la formation des caillots qui causent les accidents vasculaires cérébraux et certains infarctus », créer « des « nano-usines » implantées dans le corps des diabétiques pour y fabriquer l’insuline en fonction des besoins du patient » ou encore « aller chercher et détruire les cellules cancéreuses » et il est prévu de les rendre « capables de traverser les parois des cellules et réparer les ligaments », explique Lulu Qian, coauteur de l’étude. 

<p>Nouvel Obs, Jean-Paul Fritz (14/09/2017) ; New Scientist, Timothy Revell (14/09/2017)</p>

Partager cet article

Synthèse de presse

Chronique audio

Textes officiels

ressources

Fiches pratiques

Bibliographies

S'abonner aux lettres