Dangers des grossesses multiples

Publié le : 28 avril 2010

Les naissances multiples ont considérablement augmenté avec le développement des fécondations in vitro (FIV), or elles présentent des risques pour la santé de la mère comme pour celle des bébés, en plus d’être un poids financier pour la sécurité sociale explique Bill Ledger, professeur de gynécologie et obstétrique au Royaume-Uni. Les médecins ont le devoir de considérer les conséquences à long terme des traitements de fertilité précise-t-il. "Il n’y a pas de doute qu’avoir un enfant à la fois est meilleur pour la mère et l’enfant". Dans les années 1990, les médecins implantaient un nombre important d’embryons lors des traitements de FIV, et la Human Fertilisation and Embryology Authority (HFEA) a tenté de supprimer le transfert de trois embryons, ce qui a permis une diminution des naissances triple. Elle essaie désormais de limiter le nombre des transferts de deux embryons. Mais si les naissances multiples ont ainsi chuté pour les grossesses issues de FIV, elles continuent tout de même d’augmenter. Cela pourrait être dû à la prise de médicaments stimulant l’ovulation. Il peut s’agir de comprimés comme le clomifène ou des injections d’hormone folliculostimulante (FSH). Ces médicaments devraient être davantage contrôlés estime le Pr. Ledger. Alors que la médecine et les technologies de traitement de l’infertilité sont très régulés au Royaume-Uni, n’importe quel docteur peut prescrire ces médicaments bien que l’on recommande leur utilisation uniquement dans le cadre de l’hôpital et leur délivrance par un personnel expérimenté.

Pour le Pr. Ledger, il s’agirait de contrôler et non d’interdire ces traitements. Il faut entendre les difficultés des couples confrontés à l’infertilité, sans quoi un grand nombre d’entre eux iront à l’étranger se procurer ces traitements et reviendront au Royaume-Uni avec des triplés ou des quadruplés. Il convient de mieux informer les couples sur l’importance d’avoir "un enfant à la fois" estime-t-il, tout en précisant que les médicaments stimulant la fertilité, moins chers que les FIV, doivent rester une partie de l’offre de traitement pour ceux qui ont une chance raisonnable de concevoir. Avec l’expérience et un contrôle plus important des patients demandeurs de ces traitements, le taux de grossesses de jumeaux  peut être maintenu en dessous de 10%, chiffre bientôt atteint par les grossesses issues de FIV au Royaume-Uni.

News.bbc.co.uk (Pr. Bill Ledger) 21/04/10

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