CRISPR utilisé comme immunosuppresseur ?

Publié le : 7 septembre 2020

Les ciseaux génétiques CRISPR pourraient être utilisés comme immunosuppresseurs, pour une action temporaire chez les patients traités par thérapie génique, cette dernière utilisant également CRISPR. C’est l’idée de chercheurs américains, pour le moment vérifiée chez la souris.

« De nombreux essais cliniques échouent à cause de la réponse immunitaire [du patient] contre la thérapie génique [utilisant CRISPR]», explique un des auteurs de l’étude. Une fois cette réaction initiée, « les gens ont développé une immunité » contre le virus de la thérapie génique, « vous ne pouvez pas réadministrer le médicament ». Ainsi, pour « faire d’une pierre deux coups », les chercheurs se servent de CRISPR pour couper le fragment d’ADN voulu (thérapie génique) et pour éteindre transitoirement le système immunitaire via le gène MyD88 (immunosuppresseur). Lorsque les souris ont été exposées une seconde fois au virus de la thérapie génique, elles n’ont pas produit d’anticorps.

Outre ce double emploi, l’action immunosuppressive de CRISPR laisse aussi entrevoir la possibilité de l’utiliser pour « prévenir une réponse inflammatoire exagérée et des dommages tissulaires graves dans le contexte des maladies infectieuses émergentes ». Afin d’approfondir cette application de CRISPR, le docteur Samira Kiani a cofondé la société SafeGen Therapeutics.

 

Source: Sciences et avenir, Camille Gaubert (4/09/2020)

 

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