Corée du Sud, avorter ou donner la vie ?

Publié le : 8 octobre 2020

En Corée du Sud, une proposition de loi pour dépénaliser l’avortement jusqu’à la quatorzième semaine de grossesse, a été présentée Mercredi.

La loi sud-coréenne précise le caractère criminel de l’avortement depuis 1953. Des exceptions ont été introduites en 1973, notamment lorsque la grossesse était causée par un crime sexuel. Cependant, la Cour constitutionnelle a annulé l’interdiction d’avorter en avril de l’année dernière, considérant « qu’elle restreignait de façon anticonstitutionnelle les droits des femmes » (cf. L’interdiction d’avorter jugée « inconstitutionnelle » en Corée du Sud). Le gouvernement a été sommé de proposer une nouvelle loi.

La proposition déposée hier devrait interdire l’avortement après 14 semaines sauf en cas de crime sexuel, si la santé de la mère est en danger, ou si le fœtus présente des signes de graves malformations congénitales. Dans ces circonstances, l’avortement serait autorisé jusqu’à 24 semaines de grossesse. L’utilisation du mifépristone pour pratiquer des avortements serait également autorisée.

La proposition a suscité des critiques de toutes parts.

Le taux de fécondité de Corée du Sud, avec 1,1 naissance par femme, est le plus bas des 198 pays et se situe, selon le rapport 2020 du Fonds des Nations unies pour la population, loin derrière la moyenne mondiale de 2,4 naissances par femme.

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