Contre la  »pénurie » d’organes : élargir les critères

Publié le : 21 avril 2009

A la demande de l’Agence de la biomédecine, l’Inserm publie une étude sur la transplantation d’organes proposant d’élargir les critères des donneurs pour lutter contre la "pénurie" de dons d’organes. Rappelons qu’en 2008, on recensait 13 687 personnes en attente d’une greffe pour 4 620 greffes réalisées.

En cette année où le don d’organes a été élu grande cause nationale, l’Inserm propose donc d’augmenter le nombre de donneurs en état de mort encéphalique, de donneurs à cœur arrêté, de donneurs vivants et de donneurs dits "marginaux", c’est-à-dire les personnes âgées ou décédées de causes cardiovasculaires, ainsi que d’élargir les critères portant sur l’âge.

L’Institut insiste par ailleurs sur la nécessité de parler avec les familles, le refus de celles-ci restant le problème majeur : "alors que 80% des Français se déclarent en faveur du don d’organes, ce-dernier est refusé dans 30% des cas par les familles", explique Jacques Belghiti, chef du service chirurgie hépato-pancréato-biliaire à l’hôpital Beaujon de Clichy. Rappelons qu’en France, depuis les années 1970, toute personne est considérée consentante au prélèvement d’organes à moins d’avoir, de son vivant, manifesté son opposition (principe de consentement présumé).

Le Figaro (Anne Jouan) 21/04/09

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