« Contraception définitive » : 10 ans après, un bilan mitigé

Publié le : 10 juin 2011

Dix ans après la légalisation de la "contraception définitive", par la loi du 4 juillet 2001, celle-ci reste peu pratiquée par les français.

Vasectomie pour les hommes (section des canaux transportant les spermatozoïdes) et ligatures des trompes de Fallope, ou dépôt dans celles-ci de deux micro-implants pour les obstruer (méthode Essure) pour les femmes, la contraception définitive avait été en partie légalisée pour servir d’alternative au nombre élevé d’avortements.

En France, 2,3% des femmes ont recours à ces méthodes contre 8% au Royaume-Uni, et 24% aux USA. Pour les scientifiques français, la faiblesse de ce taux s’explique par le manque d’information prodigué auprès des patients par les médecins. En 2009 l’Inspection générale des affaires sociales leur avait recommandé de "présenter la stérilisation parmi les moyens de contraception". Ceux-ci ne considèrent pas cette pratique comme un mode classique de contraception. Ils ne la proposent que lorsque l’état médical du patient ou surtout de la patiente l’impose.

La "contraception définitive" est perçue négativement. Pour Nathalie Bajos, directrice de recherche à l’Inserm, sociologue et démographe, "en France l’identité sociale des femmes continue à se construire sur la maternité".

Depuis un arrêté du 26 mai 2010 de l’Union nationale des caisses d’assurance maladie, le remboursement de la contraception définitive n’est possible que pour les femmes de plus de 40 ans. Des associations, dont le planning familial, ont intenté un recours auprès du Conseil d’état pour demander la suppression de cette condition.

Le Quotidien du Médecin (Coline Garré) 09/06/2011  – Libération (Marie-Joelle Gros) 10/06/2011

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