Congélation ovocytaire : forte augmentation depuis le confinement

Publié le : 15 octobre 2020

Depuis le début de la pandémie COVID-19, les cliniques de fertilité enregistrent une forte augmentation de la congélation des ovocytes. Une augmentation allant jusqu’à 50 % cet été, dans certaines cliniques. Pour quelles raisons ? D’après le Dr Kamal Ahuja, propriétaire de la Women’s Clinic de Londres, les femmes ont eu, pendant le confinement, plus de temps que d’habitude, et se sont dit que c’était donc le bon moment pour elles.

Il donne également comme explication que « l’incertitude crée de l’anxiété ». Or l’industrie de la PMA se développe justement sur le terreau de l’incertitude et de l’anxiété. Et ce, « malgré les risques encourus par les femmes et le taux de réussite médiocre. » La majorité des femmes qui congèlent leurs ovocytes sont célibataires, ou bien en couple avec quelqu’un qui ne veut pas d’enfant. Mais, « l’intérêt croissant pour la congélation des ovocytes a démontré par inadvertance que les femmes veulent toujours des enfants ». Les femmes sont encouragées depuis la révolution féministe à n’avoir que des relations « sans attache », à faire passer étude et carrière avant la famille, à n’avoir plus confiance dans les hommes… Ce qui a contribué à l’essor de « l’industrie de l’infertilité » et qui « crée en fait l’infertilité en entretenant l’espoir (souvent faux) d’avoir des enfants « plus tard » – mais très souvent trop tard ».

Finalement, le confinement n’a fait qu’ « accélérer les désillusions des femmes libérées ». A force de repousser le moment de fonder une famille par tous les artifices que propose la technique, le plus grand risque est d’attendre « jusqu’à ce qu’il soit biologiquement trop tard ». Et celles qui n’auront ni enfants ni petits enfants n’auront plus que « leurs ovocytes congelés pour les réconforter – un réconfort bien froid ».

 

Source : Mercator, Ann Farmer (13/10/2020)

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