Comment qualifier le clonage reproductif ?

Publié le : 17 mai 2004

Dans le journal Le Monde, Philippe Descamps, journaliste scientifique et professeur de philosophie, Louise L. Lambrichs, écrivain et professeur d’histoire de la médecine à la faculté de médecine de Créteil ainsi que Michel Onfray, philosophe reviennent sur la question du clonage reproductif.

Ils rappellent que le législateur français s’apprête à faire voter une loi qualifiant le clonage reproductif de "crime contre l’espèce humaine" . Or estiment-ils, cette qualification "est aussi monstrueuse d’un point de vue symbolique que le crime qu’on entend condamner". Ils craignent que si des enfants naissent malgré tout de cette technique, on leur fasse implicitement porter cette notion de crime. Pour eux, les législateurs "ouvrent ainsi la voie à une interprétation qui permettrait de considérer ces enfants comme hors de l’espèce humaine".

Considérant l’état actuel de l’expérimentation animale en la matière, ils considèrent toutefois qu’il s’agit d’une pratique criminelle qui doit être sévèrement punie. Ils proposent de qualifier ce crime autrement en parlant "d’expérimentation humaine abusive" ce qui selon eux mettrait les futurs enfants clonés à l’abri de toute suspicion de non appartenance à l’espèce humaine.

La revue de presse quotidienne présente toutes les opinions exprimées dans la presse sur l’actualité bioéthique. Celles-ci ne sont pas toujours cautionnées par la rédaction

Le Monde 17/05/04

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