Cinquième plan pour les soins palliatifs : des ambitions, peu de moyens

Publié le 3 Fév, 2022

Dans un communiqué daté du 1er février, la Société Française d’Accompagnement et de soins Palliatifs (SFAP) réagissait à la publication du cinquième plan national de développement des soins palliatifs (cf. Soins palliatifs : démarrage du cinquième plan 2021-2024). Alors que le plan était « attendu depuis plusieurs années (le dernier plan s’étendant jusqu’en 2018) », et « annoncé depuis plusieurs mois », la SFAP « s’interroge sur la portée réelle des ambitions affichées au regard des moyens prévus par le plan ».

Un consensus sur le constat

100 000 personnes peuvent être accompagnées quand 300 000 le nécessitent. 26 départements ne sont dotés d’aucune unité de soins palliatifs. La SFAP note la prise de conscience salutaire du plan. Et son ambition de « garantir un accès aux soins palliatifs ‘à tous les citoyens sur tout le territoire’ ».

Mais l’association s’interroge. Donner la priorité à la communication ne compensera pas le déficit d’offre observé sur le terrain (cf. Fin de vie : Le nouveau mandat du CNSPFV). Certes, il est prévu de renforcer les équipes mobiles de soins palliatifs. Mais les 5 M€ prévus en 2022 permettront de créer « au maximum 15 nouvelles équipes sur l’ensemble du territoire ». Une augmentation de 2% des capacités. « Nous attendons de mieux comprendre les engagements concrets adoptés pour pallier cette insuffisance grave », déclare la SFAP.

La SFAP demande du concret

Dans la perspective des prochaines élections présidentielles, la SFAP compte interpeler les candidats, en formulant ses recommandations : « garantir l’accès de tous aux soins palliatifs : développer l’offre de soins partout sur le territoire », « pouvoir choisir où finir sa vie : développer les soins palliatifs à domicile », « diffuser la culture palliative parmi les soignants et la population ». Et en précisant les moyens qui sont nécessaires : de l’ordre de 800 M€ par an pour un véritable accès aux soins palliatifs sur tout le territoire.

« La médecine palliative doit être dimensionnée à l’échelle de la population afin d’offrir à tous, dans le respect du principe d’égalité, une fin de vie digne ; c’est sa vocation, rappelle Claire Fourcade, présidente de la SFAP. Le maintien d’une logique palliative échantillonnaire ne peut conduire qu’à l’insatisfaction de nos concitoyens et à la recherche de solutions étrangères au cadre éthique actuellement en vigueur. » Le « cadre éthique actuellement en vigueur » serait-il amené à changer ?

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