Cellules souches : quel avenir pour les thérapies ?

Publié le 15 Sep, 2006

Le Congrès international « Cellules souches : quel futur pour la thérapeutique ? » vient de s’ouvrir à Rome et réunit avec succès 300 participants venus de 35 pays. Ce congrès est organisé par la Fédération Internationale des Associations de Médecins Catholiques (FIAMC) et l’Académie pontificale pour la Vie, en collaboration avec la Fondation Jérôme Lejeune.

Le Professeur Gigli (FIAMC) et Monseigneur Elio Sgreccia ont ouvert la session d’introduction en rappelant la signification et l’objet de l’événement : offrir un forum de discussion de haut niveau sur la base des plus récents apports de la littérature scientifique pour examiner les réelles perspectives thérapeutiques des cellules souches, confronter les potentialités et les limites des cellules souches embryonnaires et des cellules souches adultes et faire émerger les alternatives possibles à l’usage des lignées de cellules embryonnaires, en obtenant des cellules pluripotentes sans détruire les embryons humains.

Le Congrès ne manquera pas d’aborder la problématique bioéthique liée à ces recherches.

Le Professeur Gigli, en introduisant les travaux, a aussi mis en garde contre les risques de réduire les interventions des orateurs et les discussions qui s’en suivront, à un débat « politique » notamment dans le contexte italien et a invité, au contraire, à réfléchir, dans une perspective internationale, avec les orateurs et les participants venus si nombreux de l’étranger.

Parmi les autres interventions de la première session, citons celles du Pr. Prentice (USA) et du Pr. Vescovi (Italie) qui abordent l’évolution de la recherche sur les cellules souches et l’intervention du Pr. Sherley (USA), qui a montré combien ces sujets très techniques sont difficiles à aborder de manière avisée dans un débat de société grand public. Le Pr. Sherley a particulièrement insisté sur les propositions faites à partir d’affirmations partiales et scientifiquement inexactes sur la nature de l’embryon humain. Par exemple l’affirmation : « les scientifiques ne sont pas en mesure de déterminer quand commence la vie humaine » se répand peu à peu parmi certains scientifiques américains. Comme si les embryons humains n’étaient pas des êtres humains… « Bien sûr que ce sont des être humains. « Quoi » d’autre pourraient-ils être ? », a affirmé le Pr. Sherley.

Les travaux du congrès continueront vendredi et samedi et se concluront avec l’audience spéciale que le pape Benoît XVI accordera aux participants.

>> Pour en savoir plus : www.stemcellsrome2006.org

Gènéthique

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