Cellules iPS : une opportunité pour Ian Wilmut

Publié le : 20 avril 2010

Des chercheurs chinois de l’université de Pékin et de la quatrième université militaire médicale de l’hôpital de Tangdu, et des chercheurs américains de l’école de médecine de l’université de Stanford ont développé une nouvelle stratégie pour générer des cellules pluripotentes induites (iPS) pour une utilisation thérapeutique humaine sécurisée. Cette méthode pourrait nettement améliorer la production de cellules spécifiques à un patient dans une visée thérapeutique, pour réparer ou remplacer des tissus endommagés ou malades. La description de cette méthode innovante est parue dans le journal Cellular Reprogramming. Les cellules souches offrent des promesses d’applications dans le domaine de la thérapie cellulaire en permettant de régénérer des populations de cellules humaines spécifiques. La possibilité d’obtenir des cellules souches à partir des tissus mêmes d’un patient élimine le risque de rejet immunitaire après une greffe.

Habituellement, le processus visant à transformer des cellules adultes en cellules iPS – capables de se différencier suivant les trois types majeurs de cellules – implique de reprogrammer le contenu génétique des cellules, en utilisant un virus pour introduire des facteurs génétiques, appelé facteurs de transcription, dans les cellules. L’inconvénient de cette méthode est d’introduire un oncogène risquant de provoquer un cancer.

Appliquée avec succès, la nouvelle méthode a permis de reprogrammer des cellules de l’intestin grêle en cellules iPS et n’a requis que trois facteurs de transcription et aucun oncogène. Les chercheurs ont démontré la pluripotence de ces cellules souches dérivées de l’intestin grêle ainsi que leur capacité à former des cellules des trois feuillets embryonnaires.

Le Professeur Ian Wilmut, "père" de la brebis Dolly, premier mammifère cloné, rédacteur en chef de Cellular Reprogramming et directeur du Centre MRC (Medical Research Council) pour la médecine régénérative à Edimbourg, affirme que "ces observations sont passionnantes parce qu’elles démontrent qu’un type différent de cellules peut être utilisé lorsqu’on produit des cellules iPS. De plus, Lingsong Li et ses collègues ont montré que le facteur de transcription Nanog a un rôle clé dans la reprogrammation de ces cellules, alors qu’il ne l’a pas avec d’autres types de cellules. Cette différence nous procure une nouvelle et importante opportunité d’étudier les mécanismes impliqués dans la reprogrammation".

Stemcellsresearchnews.com 16/04/10 - Sciencedaily.com 19/04/10

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