Californie : la recherche sur les cellules souches embryonnaires humaines n’a plus le vent en poupe

Publié le : 5 octobre 2020

En 2004, le sujet bioéthique phare était la recherche sur les cellules souches embryonnaires humaines. Ses partisans parlaient alors de traitements qui « sauveraient des vies », sans vouloir entendre parler de réserves. « Surfant sur une vague d’espoirs », le California Institute for Regenerative Medicine [1] fut créé avec un fonds de 3 milliards de dollars américains. Seize ans plus tard, ce même centre est à court d’argent et espère obtenir un nouveau fonds de 5,5 milliards. En Californie, la presse se fait l’écho du scepticisme des investisseurs : le CIRM n’a pas tenu ses promesses, et alors qu’aucun « remède miracle » n’a vu le jour, de nombreux conflits d’intérêts ont été révélés. Le Los Angeles Times par exemple, dénonce la « surenchère » réalisée par les promoteurs en 2004. Le San Francisco Chronicle, sans remettre en cause la recherche sur les cellules souches embryonnaires humaines, dénonce pour sa part la façon dont les fonds ont été dépensés par le CIRM : « Plus de la moitié du financement initial est allé aux bâtiments et autres infrastructures, à l’enseignement et à la formation, à la recherche fondamentale qui, bien que scientifiquement valable, est loin des applications cliniques. Il n’y a rien de mal en soi à cela, mais cela va à l’encontre de la vision de progrès spectaculaires proposée aux électeurs ».

[1] CIRM

Source : BioEdge, Michael Cook (4/10/2020)

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