Bioéthique: « Les hommes politiques sont-ils hors la loi? »

Publié le : 5 décembre 2013

 Dans un tribune publiée par l’hebdomadaire Valeurs actuelles et intitulée « Les hommes politiques sont-ils hors la loi?« ,  Jean-Marie Le Méné, président de la Fondation Jérôme Lejeune, explique que les lois issues de la volonté générale et les lois non écrites sont aujourd’hui « l’objet d’assauts de tous les bords politiques« . 

Alors que dans la société grecque, « les lois non écrites, transmises par les anciens, témoignaient des conditions requises pour vivre en paix dans la société« , ce n’est plus le cas aujourd’hui. En effet, et à contrario, précise Jean-Marie Le Méné, « c’est de la transgression des lois non écrites que les hommes politiques d’aujourd’hui tirent une grande partie de leur légitimité« . Une transgression qui a pu être constatée à l’occasion des campagnes électorales au cours desquelles ont notamment été faites des promesses « d’atteintes multiples à la vie commençante ou à la vie finissante« . Des mesures qui, aujourd’hui, sont mise en place. Ainsi en est-il de « la libéralisation de la recherche détruisant l’embryon humain en juillet« , de la « banalisation de l’avortement comme droit ordinaire en septembre » ou encore « dépistage eugéniste recentré sur la cible  de la trisomie 21 et annoncée dans les mois qui viennent« . Et des transgressions pourraient également intervenir en matière de procréation médicalement assistée, de gestation pour autrui ou d’euthanasie. 

La « coupe [serait-elle] pleine« ?, il ne semble pas. En effet, dans un récent article relatif au retour de Nicolas Sarkozy en politique, (Cf Synthèse de presse Gènéthique du 18 novembre 2013), la notion de « progrès » de la société, « matrice » de son projet, engloberait notamment la recherche sur l’embryon. Or, la recherche sur l’embryon vient d’être libéralisée, « une libéralisation à la fois libertaire et liberticide par les socialistes, après un combat homérique de l’opposition« . Par conséquent, s’interroge le président de la Fondation Jérôme Lejeune, « que peut-on faire de plus dans le registre du ‘déshumanisme’ ou de pire dans celui du désaveu de son propre camp? ».

 

Au regard de ces transgressions, souligne Jean-Marie Le Méné, « rappeler qu’on est loin de la sagesse des Grecs est un euphémisme« . 

<p> Valeurs actuelles (Jean-Marie Le Méné) 5/12/2013</p>

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