Bilan de la loi sur la fin de vie

Publié le 24 Sep, 2007

Atteinte d’un cancer généralisé, la comédienne française Maïa Simon, 67 ans, a mis fin à ses jours le 19 septembre dernier en Suisse par suicide médicalement assisté. Elle était membre de l’Association pour le droit de mourir dans la dignité (ADMD) qui milite pour l’euthanasie.

Pour Jean-Luc Romero, conseiller régional UMP d’Ile de France et président de l’ADMD, la loi du 22 avril 2005 relative aux droits des malades et à la fin de vie est un progrès mais n’est pas suffisante : "nous défendons les soins palliatifs, mais nous voulons également que soit respectée la liberté de celui qui veut partir dans certaines conditions".

Le Dr Jean Leonetti, auteur de cette loi, dresse un premier bilan dans le Quotidien du Médecin. Il rappelle que son texte a été consensuel au sein du monde politique mais que la question du suicide assisté "ouvre un débat plus complexe que la fin de vie".

Au niveau des soins palliatifs, il constate que la loi est peu connue, peu appliquée et que "la culture palliative est très insuffisante dans notre pays". Toutefois, le président de la République a annoncé des engagements en la matière : doubler les structures de soins palliatifs, mettre en place une formation pour l’ensemble des personnes qui accompagnent des mourants et faire une évaluation très objective de la loi.

Il reconnaît que la loi ne répond pas à toutes les situations et que certains points ont besoin d’être retravaillés notamment en ce qui concerne le problème des syndromes végétatifs prolongés et les problèmes de néonatalogie. D’autres questions demeurent quant à l’application de la loi et notamment celle de savoir ce que l’on fait quand on a décidé d’arrêter les médicaments à la demande du malade ou après une décision médicale collégiale.

Jean Leonetti est favorable à un débat approfondi permettant de "regarder où sont nos divergences et comment les problématiques ont émergé après l’application de la loi".

Il reconnaît que si la plupart des médecins ont compris que la loi impose qu’il n’y ait pas de souffrance en fin de vie, les pratiques, elles, ne suivent pas. "La loi sur la fin de vie colle aux valeurs qui sont depuis longtemps celles qui sont prônées par une médecine humaniste.  Quand on applique la loi, on peut ensuite en voir les failles et l’améliorer", conclut-il.

Le Quotidien du Médecin (Stéphanie Hasendahl) 24/09/07 – L’Express.fr 20/09/07 – Le Monde (Agathe Duparc) 22/09/07

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