Belgique : une « boîte à bébé » interroge sur l’accompagnement des femmes enceintes et jeunes mamans

Publié le : 16 janvier 2017

A la fin du mois, une « boite à bébé » sera installée en région Bruxelloise, à l’initiative de l’association ASBL Corvia, qui vient en aide aux sans-abris. Les mères ne voyant pas d’autres solutions « pourront y abandonner leur enfant de manière anonyme ». Si l’installation est prête, les protocoles doivent encore être signés par la police. Ces protocoles décrivent la marche à suivre si un enfant est retrouvé dans « le tiroir » : l’enfant doit être examiné par un médecin, la police doit être prévenue, il est ensuite emmené dans un orphelinat ou, s’il est malade, à l’hôpital.

 

Il s’agit du deuxième dispositif de ce type installé en Belgique. A Anvers, la « boité à bébés » installée depuis 2009 a recueilli neuf enfants.

 

Ce système ne fait pas l’unanimité. Ses détracteurs estiment qu’il s’agit d’un « procédé non éthique », qui vient « pallier le fait qu’en Belgique, il n’y a pas de moyen d’accoucher dans la discrétion. Je dis bien dans la discrétion, et pas sous X, c’est-à-dire sans apparaître sur le certificat de naissance de l’enfant, mais avec la possibilité, pour l’enfant à ses 18 ans, d’avoir accès aux secrets de ses origines. Ce qui est terriblement important en matière de fondation de l’individu », explique Bernard de Vos, délégué général de la communauté françaises aux droits de l’enfant. Il révèle également que « ce sont souvent les hommes qui déposent les enfants dans ces boites à bébés (…). On peut donc s’interroger quant au consentement de la mère à abandonner réellement son enfant ». Il plaide pour qu’un travail soit fait sur « l’accompagnement de la grossesse et de la maternité ».

<p>La libre (12/01/2017); rtbf, Barbara Boulet (13/01/2017)</p>

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