Aux USA, le Planned Parenthood propose des transitions de genre en série aux adolescents

Publié le : 15 février 2021

Abigail Shrier, journaliste au Wall Street Journal a publié l’interview d’une ancienne employée du Planned Parenthood, le planning familial américain, qui travaillait au service dédié au changement de sexe des enfants. Cette personne, qui a souhaité rester anonyme, décrit avec précision le fonctionnement du service, pour lequel elle émet « de sérieuses réserves ».

Sa clinique était située dans une petite ville américaine de 30 000 habitants. Pourtant, une à deux filles arrivaient chaque jour « pour demander de la testostérone ». « Quelques hypothèses raisonnables et quelques calculs révèlent qu’un pourcentage choquant des adolescentes de la ville sont passées par la clinique en quelques années seulement », estime Abigail Shrier.

Selon l’ancienne employée, dans les cliniques du Planned Parenthood, « pour les adolescents qui cherchent une transition médicale rapide, l’armoire à pharmacie est pleine, le client a toujours raison, et le feu est toujours vert ». Les personnes les plus diplômées sont des infirmières et les filles « ne reçoivent même pas les soins médicaux de premier ordre ». L’entretien obligatoire avec un professionnel spécialisé est « contourné ». La clinique emploie une « conseillère de genre » qui n’a « aucun titre professionnel ou formation officielle autre que celui de MtF » (c’est-à-dire une personne transgenre d’homme vers femme) ». C’est à cette personne que les adolescentes viennent exprimer leur demande de changement de genre. Puis la clinique transmet les « notes de la conseillère à un professionnel de la santé mentale agréé, quelque part hors du site ». Ce professionnel extérieur donne ensuite son approbation à toutes les adolescentes « pour qu’elles commencent leur transition ».

Quant au formulaire de consentement éclairé, obligatoire avant d’initier les traitements, « je peux dire de façon tout à fait banale que je n’ai jamais vu personne le lire », raconte l’employée dans son interview. Pourtant, elle déplore : « S’engager dans un traitement à la testostérone est risqué » (cf. Dysphorie de genre : « primum non nocere » et Royaume-Uni : une jeune femme poursuit la clinique où elle a subi une « transition de genre »).

Source : BioEdge, Michael Cook (14/02/2021) – Photo : Pixabay\DR

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