Autogreffe de tissu ovarien : restaurer la fertilité naturelle après un cancer

Publié le : 30 novembre 2020

Gwénola, 27 ans, a accouché il y a quatre mois d’un petit garçon conçu sans PMA, alors qu’un cancer avait conduit à une ménopause précoce et à la stérilité. C’est grâce à une greffe de ses propres tissus ovariens, prélevés avant ses traitements contre le cancer (cf. La congélation du cortex ovarien, préservation de la fertilité féminine en cas de cancer ; Elle donne la vie à un petit garçon après une greffe d’ovaire ; Les autogreffes de tissu ovarien, un espoir pour les femmes après un cancer).

Après un lymphome traité à 18 ans suivi d’une récidive à 20 ans, les oncologues lui ont prescrit un traitement « très toxique » pour les ovaires. « Le traitement a permis de la guérir (…), explique le communiqué du CHU de Nantes qui suit Gwénola, mais les bilans gynécologiques (…) ont confirmé une ménopause précoce et donc l’impossibilité d’une grossesse naturelle (…). Nous lui avons alors proposé d’intégrer le protocole national DATOR, piloté par le CHU de Besançon (…). Il s’agit de regreffer à la patiente son propre tissu ovarien congelé avant les traitements toxiques et contenant encore des ovocytes dans le but de restaurer sa fonction ovarienne ».

En effet, cinq mois après la greffe, « ses ovaires ont montré des signes échographiques et biologiques de reprise de leur fonctionnement, avec un retour des menstruations spontanées », alors qu’elle était en ménopause depuis son traitement contre le cancer. Un an et demi après la greffe, la patiente a commencé une grossesse « spontanément ». Le bébé, né en bonne santé, est âgé de quatre mois.

Source : Communiqué du CHU de Nantes (26/11/2020)

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