Australie : le DPI “non invasif” devant la justice

Publié le 8 Juil, 2021

En Australie, deux cliniques de fertilité, Monash IVF et Repromed, font face à un recours collectif à cause d’un test de diagnostic préimplantatoire « non invasif »[1] peu fiable. Ce test aurait conduit à classer « à tort » des embryons comme étant « anormaux ». Des embryons pour lesquels les médecins ont conseillé à leurs patients de les donner « à la science » ou de les détruire. Cette semaine, certains d’entre eux ont découvert qu’ils étaient parfois encore stockés.

« Ils ont agi sur l’avis que leurs embryons étaient anormaux ou avaient été détruits », a déclaré Mme Margalit, du cabinet Margalit Injury Lawyers. S’exprimant au nom de 200 parties devant la Cour suprême de l’Etat de Victoria, elle affirme qu’« aucun montant d’indemnisation ne pourra vraiment jamais compenser nos clients pour le chagrin à vie qui leur a été causé, à eux et à leurs familles. » En effet, « certaines femmes ont obtenu des embryons de donneuses et sont maintenant enceintes d’enfants qui n’ont pas de lien génétique avec elles, […] c’est donc un moment très douloureux pour nos clients ». L’avocate reproche aux hôpitaux de ne pas avoir assez alerté les patients sur les risques de ce test.

« Ce que nous essayons de faire, c’est de dire, écoutez, malheureusement, nous avons maintenant reconnu que le test n’est pas aussi précis qu’on nous l’avait dit à l’origine, se défend le professeur Kelton Tremellen, directeur médical de Repromed, et nous voulons donner à ces personnes la possibilité de décider maintenant ce qu’elles veulent faire avec ces embryons. »

 

[1] Au lieu d’effectuer une biopsie de l’embryon, l’ADN est prélevé de son milieu de culture.

Sources : ABC, Eugene Boisvert et Zalika Rizmal (06/07/2021) ; 7news (06/07/2021) – Photo : iStock

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