Au Japon, encourager la natalité en soutenant la PMA ?

Publié le : 29 octobre 2020

Pour essayer d’endiguer l’effondrement de la natalité, le premier ministre japonais, Yoshihide Suga, a promis, dans son discours inaugural de politique générale prononcé hier à la Diète, de rembourser les traitements de fertilité, pour les femmes et pour les hommes.

En 2019, le Japon recensait moins de 900 000 naissances, le niveau le plus bas de son « histoire moderne », avec un taux de fertilité de 1,36 enfant par femme. Les chiffres de 2020 et 2021  s’annoncent « cataclysmiques ». Une baisse des naissances corrélée à celle du mariage qui, gardant chacun dans un « rôle » déterminé, ne séduit plus les jeunes générations. Le pays ne compte que 6% de naissances « naturelles ». Les naissances in vitro, quant à elles, « représentent un ratio élevé par rapport à des pays similaires (1 sur 16, contre 1 sur 30 en France par exemple) ».

Depuis longtemps, avoir un enfant au Japon représente un fardeau économique et financier très lourd pour les femmes qui veulent avoir un enfant : « Accoucher est subventionné mais demeure payant (…). L’Ordre des médecins a même, un temps, renchéri les frais de santé des femmes pendant la grossesse au motif qu’elles coûtent plus cher dans leur état… » Par ailleurs, Mariko Bando, présidente de l’Université pour femmes Showa relève que « le modèle de la success woman sans enfant est en train d’apparaître au Japon ». Les femmes se marient désormais plus tard, vers 30 ans.

Source : Le Figaro, Régis Arnaud (28/10/2020)

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