Au Japon, deux médecins inculpés pour euthanasie

Publié le : 17 août 2020

Au Japon, les procureurs ont inculpé jeudi deux médecins, Yoshikazu Okubo, 42 ans, et Naoki Yamamoto, 43 ans, arrêtés en juillet. Ils sont accusés de la mort, en novembre dernier, d’une femme de 51 ans, Yuri Hayashi, en phase terminale de la maladie de Charcot. Avant sa mort, la femme avait transféré 1,3 million de yens (12 180 dollars) sur le compte bancaire de Yamamoto.

Okubo, qui dirige une clinique médicale à Natori, dans la préfecture de Miyagi, et Yamamoto, un médecin vivant dans le quartier Minato de Tokyo, n’étaient pas ses médecins traitants.

Les deux hommes ont quitté son appartement peu après lui avoir injecté, avec son consentement, un barbiturique sédatif dans son tube de gastrostomie. Un gardien qui avait quitté la chambre pendant que Hayashi était avec les médecins l’a trouvée inconsciente peu après le départ des médecins. Hayashi a été déclarée morte à l’hôpital cette nuit-là et des traces du barbiturique sédatif ont été détectées dans son corps.

Okubo aurait commencé à communiquer avec Hayashi par des messages privés directs sur Twitter 11 mois avant l’incident, discutant des dates et des frais de la mort assistée, et aurait acheté le médicament barbiturique environ un mois avant le meurtre présumé.

Au Japon, l’euthanasie n’est pas reconnue légalement. Selon le code pénal du pays, une personne qui tue une autre personne à sa demande ou avec son consentement peut être condamnée à une peine de six mois à sept ans de prison.

Source : Japan Today (14/08/2020)

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