Attaquée pour ses positions pro-vie, elle reçoit des excuses de l’université

Publié le : 11 décembre 2020

Au Royaume-Uni, une étudiante sage-femme qui avait été empêchée de débuter son stage à l’hôpital en raison de ses activités pro-vie, vient de recevoir des excuses de la part de l’université. Une affaire « emblématique des attaques que subissent de façon croissante la liberté de conscience des soignants », estime l’Institut Européen de Bioéthique.

Julia Rynkiewicz, étudiante sage-femme à l’Université de Nottingham était aussi présidente de Nottingham Students for Life[1]. A ce titre, elle a tenu un stand lors d’une foire scolaire. Mais quelques jours plus tard, elle fait l’objet d’une plainte, déposée par des responsables de son école, pour avoir « exprimé des opinions personnelles sur la santé reproductive sexuelle dans le domaine public (y compris dans la presse et sur les réseaux sociaux) de telle sorte que cela pouvait créer la perception d’un impact sur le soin du patient ». Durant quatre mois, l’université enquête sur « son aptitude à pratiquer le métier de sage-femme », suspendant son cursus. Julia Rynkiewicz prend un an de retard dans sa formation, et l’université revient sur sa décision. La jeune femme a reçu « récemment » des excuses de l’université, qui dit « réfléchir à la façon de traiter ce genre de cas différemment dans le futur ».

« Plus d’un quart des étudiants britanniques n’osent pas exprimer leurs opinions à l’université » par crainte d’un impact négatif sur leur carrière. Cette affaire risque de renforcer ces peurs, s’inquiète Julia Rynkiewicz.

[1] « Groupe d’étudiants approuvé par l’université et qui promeut la vie depuis la conception jusqu’à la mort naturelle ».

Source : Institut Européen de Bioéthique, C du Bus (27/11/2020)

 

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