Angleterre : la baisse des dépenses en éducation sexuelle contribuerait à la diminution des grossesses précoces et des avortements

Publié le : 6 juin 2017

Le taux de grossesse chez les adolescentes a baissé dans les régions où la réduction des dépenses publiques sur l’éducation sexuelle a été la plus importante. C’est ce que révèle une étude publiée dans le Journal of Health Economics  qui cherchait à savoir si la baisse d’éducation sexuelle entraînerait une augmentation des grossesses chez les adolescentes en Angleterre. De fait, jusqu’en 2010, la stratégie du pays était d’étendre l’accès au contrôle des naissances, à la sexualité et à l’éducation relationnelle.

 

Le Professeur Paton explique que l’étude menée, loin d’avoir prouvé la nécessité de l’éducation sexuelle pour la baisse des grossesses chez les adolescentes, a montré le contraire. « Les autorités réalisant les plus grandes coupes budgétaires ont vu des baisses relativement plus importantes du taux de naissance et d’avortement parmi les adolescentes. Cet effet n’est pas énorme, mais très révélateur ».

 

Si les auteurs mettent en garde et souhaitent « interpréter ces résultats avec précaution », ils considèrent que la baisse de grossesses chez les adolescentes pourrait être liée à une amélioration du niveau scolaire qui, selon l’étude, développe l’ambition et rend la grossesse précoce moins attrayante. Une autre raison possible a été évoquée, la naissance de la « génération sensible ». Dans de nombreux pays dont les Etats-Unis, l’Irlande, l’Australie et la Nouvelle Zélande, les jeunes sont moins touchés par l’alcool, le tabac, les drogues et la criminalité. La sexualité pourrait être la nouvelle « activité à risques », dont ils se détournent. 

<p>Medical Xpress (01/06/2017)</p>

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