Allongement du délai pour avorter : le risque des avortements sélectifs

Publié le : 14 octobre 2020

Jeudi dernier, 102 députés sur les 577 élus à l’Assemblée nationale adoptaient l’allongement du délai pour avorter, de 12 à 14 semaines de grossesse. « Moins de 18% » des députés note la sénatrice Christine Bonfanti-Dossat (LR), dénonçant un « vote en catimini, un entre-soi quand notre pays se débat dans la crise que nous côtoyons tous ».

De son côté Gabrielle Cluzel, journaliste, pointe le fait que si le délai légal pour avorter passe effectivement à 14 semaines de grossesse, « le sexe du bébé sera identifié à l’échographie… avant la fin du délai légal pour avorter ». Or les avortements sélectifs ne touchent pas seulement les pays asiatiques : ils se répandent également en Europe, à l’ouest des Balkans et au sud du Caucase, selon l’Ined[1]. En Angleterre, où l’IVG est pratiquée jusqu’à 24 semaines de grossesse, « le ratio filles-garçons se creuse ». Quelques mois après l’apparition du mot féminicide dans le Larousse, « il serait assez paradoxal que [les féministes] se rendent aujourd’hui complices de l’un d’entre eux. In utero » conclut Gabrielle Cluzel.

[1] Institut national d’études démographiques

Sources : Famille chrétienne,  n°2231, Gabrielle Cluzel – Sud Ouest (13/10/2020)

 

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