« Aggravation de la loi sur l’avortement : la dictature du bonheur conduit à la mort »

Publié le : 4 juillet 2014

Le 26 juin dernier, le projet de loi relatif à l’égalité entre les femmes et les hommes faisait l’objet d’un vote définitif par le Parlement français. Désormais, la « situation de détresse » exigée jusqu’à ce jour pour qu’une femme puisse recourir à une interruption volontaire de grossesse [IVG] n’est plus et le champ du « délit d’entrave à l’interruption volontaire de grossesse » est étendu à l’information. 

 

La supression de la notion de « situation de détresse » est un « véritable bouleversement » souligne la Fondation Jérôme Lejeune dans un communiqué : 

  • « Elle inscritl’avortement de convenance dans la loi » ;
  •  « Elle tend à faire de l’avortement un droit » ;
  •  « Elle installe l’idée d’undroit à disposer de son corpsqui fonde des revendications comme la GPA ou la prostitution » ;
  •  « Elle légitime la logique de l’avortement eugéniste« . En effet, le constitutionnaliste Bertrand Mathieu soulignait en décembre 2013 (Cf Synthèse de presse Gènéthique du vendredi 20 décembre 2013 et Lettre mensuelle Gènéthique de décembre 2013) : « il n’y aurait plus aucune condition mise au droit de recours à l’avortement au cours des 12 premières semaines, un délai durant lequel on dispose d’un nombre croissant d’informations sur le fœtus au travers du diagnostic prénatal ». 

 

Etendre le délit d’entrave à l’information est « une atteinte à la liberté d’expression », poursuit la Fondation Jérôme Lejeune. Car cette « modification entraîne l’obligation pour les plateformes d’écoute et les sites spécialisés d’informer les femmes enceintes sur la possibilité d’avorter ». Or, aujourd’hui, lorsqu’une femme « consulte des sites et des plateformes d’écoute, elle est en attente de solutions alternatives à l’avortement« . Ce n’est pas l’analyse de Najat Vallaud-Belkacem interrogée sur La Chaîne Parlementaire le 30 juin dernier sur ce qu’elle répondrait à une femme qui souhaiterait recourir à une interruption volontaire de grossesse: « je la rassurerais, je lui dirais que la vie ne s’arrête pas là ; un enfant qui arrive alors qu’il n’est pas désiré est un enfant malheureux« . 

<p> Zenit.org 03/07/2014</p>

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