Académie de Médecine / Vincent Lambert : L’arrêt de vie n’est pas un acte médical

Publié le : 15 mai 2014

 

L’Académie de médecine avait été invitée par le Conseil d’Etat à lui communiquer ses « observations écrites de caractère général de nature à l’éclairer utilement sur l’application des notions d’obstination déraisonnable et de maintien artificiel en vie […] à l’égard de personnes en état pauci-relationnel ». Ce qu’elle fit le 22 avril dernier.
Denys Pellerin, président honoraire de l’Académie, ainsi que son groupe de travail, ont remis leurs observations au Conseil d’Etat, « sans se prononcer formellement sur le cas précis de M. Vincent Lambert ».

A la différence des trois experts qui ont rendu leur pré-rapport au Conseil d’Etat (Cf. Synthèse Gènéthique du 6 mai 2014), les académiciens ne souscrivent pas à la distinction qu’ils ont établie entre état végétatif et état pauci-relationnel. Par ailleurs, ils estiment inquiétant le fait de « considérer la dignité d’une personnes qu’en fonction de sa capacité relationnelle ». Pour eux, « aucun médecin ne peut accepter que le droit de la personne […] à l’alimentation, aux soins (kinésithérapie, prévention des escarres, hygiène) et les mesures appropriées à la qualité de vie, soit subordonnée à sa capacité relationnelle ». Ils affirment donc que les personnes en état végétatif doivent continuer à bénéficier d’alimentation et d’hydratation.

Les académiciens expriment clairement que « l’arrêt de vie, en réponse à une demande volontaire à mourir alors que la vie en elle-même n’est ni irrémédiablement parvenue à son terme, ni immédiatement menacée ne peut être assimilé à un acte médical ». Y compris dans le cas d’un suicide assisté.

Ils abordent aussi la question de l’inadaptation entre les structures d’accueil et l’état clinique des patients, inadaptation qui pourrait influencer les proches dans leur décision. Ce qui fut le cas pour Vincent Lambert, « accueilli au service de soins palliatifs du Centre hospitalier de Reims […], service jugé inadapté par ses parents qui ont demandé à plusieurs reprises son transfert vers un établissement spécialisé ».

–> ICI, la Réponse de l’Académie médicale au Conseil d’Etat du 22 avril 2014

 

<p>Famille Chrétienne (Antoine Pasquier) 15/05/2014 – Le Figaro (Delphine de Mallevoüe) 15/05/2014 </p>

Partager cet article

Synthèse de presse

Chronique audio

Textes officiels

ressources

Fiches pratiques

Bibliographies

S'abonner aux lettres