A propos de la fin de vie

Publié le 4 Avr, 2007

Le Figaro publie une tribune d’Emmanuel Hirsch, directeur de l’Espace éthique de l’Assistance publique-Hôpitaux de Paris (APHP) et professeur d’éthique médicale à l’université Paris-Sud IX, sur la fin de vie.

Les débats sur la légalisation de l’euthanasie, tournée en revendication politique, ne sont, pour Emmanuel Hirsch, que "rarement à la hauteur d’enjeux d’humanité". Il est en effet nécessaire de décrypter la demande de certaines personnes de recourir au suicide assisté ou à l’euthanasie parce qu’elle "révèle trop souvent l’échec de nos stratégies de vies, de notre capacité d’être l’ami, le proche dont l’autre éprouve encore le véritable et irremplaçable besoin". Ces personnes "ne nous demandent-elles pas si nous leur reconnaissons toujours une place parmi nous, et si nous sommes encore disposés à leur témoigner considération, respect et solidarité sociale ?".

Il rappelle le "devoir" qui nous incombe d’assister ces personnes dans leurs derniers instants pour ne pas les laisser seules dans "le huis clos d’une confrontation" à la mort.

Pour Emmanuel Hirsch, "l’engagement soignant" ne peut "se comprendre que dans une relation d’accompagnement qui reconnaît une valeur inconditionnelle au respect et à la dignité d’une existence". "Reconnaître la souffrance pour ce qu’elle est – un cri d’existence – accepter les mille et une formes de la dignité en ces circonstances, voilà simplement des actes de vie qui justifient d’eux-mêmes d’être "encore là"".

Le Monde, Le Quotidien du Médecin et La Croix reviennent sur la déclaration commune de Monseigneur André Vingt-Trois, archevêque de Paris et de David Messas, grand rabbin de Paris, sur la fin de vie (cf. synthèse de presse du 02/04/07). Analysant la loi Leonetti du 22 avril 2005, ils y réaffirment leur opposition à l’euthanasie.

En Italie, le juge Renato La Viola a décidé de poursuivre le médecin anesthésiste Mario Riccio qui avait débranché l’appareil respiratoire de Piergiorgio Welby. Cet homme âgé de 60 ans et atteint de dystrophie musculaire avait demandé à mourir (cf. synthèse de presse du 22/12/06). Pour La Viola, le médecin est suspecté "d’homicide par consensus" ce qui correspond à donner la mort à une personne avec son consentement et encourt six à quinze ans de prison.

Le Figaro (Emmanuel Hirsch) 04/04/07 – Le Monde (Stéphanie Le Bars) 04/04/07 – Le Quotidien du Médecin 04/04/07 – La Croix (Claire Lesegretain) 04/04/07 – L’Express.fr 02/04/07

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