613 200 décès en France en 2019, un chiffre en hausse

Publié le : 20 octobre 2020

613 200 personnes sont décédées en France en 2019 d’après l’Insee. Un chiffre en hausse de 0,6% par rapport à l’année précédente (soit 3600 décès supplémentaires), et le « plus élevé depuis la fin de la Seconde Guerre mondiale ». Depuis une dizaine d’années, en raison de « l’arrivée des générations nombreuses du baby boom (nées entre 1946 et 1974) à des âges de forte mortalité », le nombre de décès est en croissance.

Comme pour la natalité (cf. Plus de naissances multiples en France, des mères plus âgées), la mortalité connaît une saisonnalité. Elle est supérieure en hiver, un phénomène observé depuis plus de 100 ans. « Depuis le début du 20e siècle et jusqu’en 2019, le mois où le plus de personnes décèdent chaque année est toujours un mois d’hiver situé entre décembre et mars », à trois exceptions près. En 2003, la canicule a causé un nombre important de décès, et c’est au mois d’août qu’ils ont été les plus nombreux. En 1918, la grippe espagnole a fait du mois d’octobre le mois le plus mortel. Et en 1910, c’est en avril que le pic de décès a été enregistré.

Un pic de décès hivernal

Si c’est également en hiver que se trouve le jour où le maximum de décès est observé, là encore notamment à l’exception de 2003, les épidémies ont aussi leur part dans la répartition des décès. Parmi les épidémies les plus meurtrières que la France ait connues, l’épidémie de grippe espagnole de 1918 a causé « entre 200 000 et 400 000 morts ». Mais on peut également rappeler la grippe dite « grippe italienne » qui a causé 87 900 décès en janvier 1949, ou encore de la grippe de Hong-Kong qui a commencé à circuler en France dès l’hiver 1968-1969, provoquant « 27 000 décès directs l’hiver suivant ».

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