5ème journée « update » : un point sur l’infertilité et l’aide médicale à la procréation

Publié le : 27 juin 2012

Le 3 avril 2012 s’est déroulée "la 5ème journée ‘update’ sur l’infertilité". Depuis les années 1950, la diminution de la "qualité des spermatozoïdes et [de] la densité du sperme […] pourraient expliquer qu’un facteur masculin d’infertilité soit impliqué chez 20 à 50% des couples ayant recours à l’AMP [Assistance médicale à la procréation]". Au titre de ces facteurs, il faut noter le mode de vie, l’environnement, mais également le poids et l’état nutritionnel des partenaires masculins chez les couples infertiles.

En s’interrogeant sur "les liens possibles entre obésité et infertilité masculine", diverses études menées par le Pr Rachel Levy (Service d’histologie, embryologie, cytogénétique et biologie de la reproduction – hôpital Jean Verdier de Bondy) ont montré que "l’hypercholestérolémie chez le lapin, l’obésité paternelle induite par l’alimentation chez la souris et l’obésité chez l’homme altéraient le pouvoir fécondant du sperme". De même, "le développement embryonnaire [fait l’objet d’une détérioration] par le surpoids et l’obésité, chez la souris comme chez l’homme". Afin d’évaluer cette détérioration de l’embryon, un programme hospitalier de recherche clinique va être réalisé dans des centres d’AMP. Plus particulièrement, "l’obésité est considéré comme un facteur de risque de dysfonction érectile, d’apnée du sommeil (qui interrompt l’élévation nocturne en testotérone) et d’augmentation de température du scrotum".
Autre facteur d’infertilité, l’alimentation. Pour ce qui est de l’infertilité masculine, "une faible prise en antioxydants est associé à une faible qualité du sperme chez les patients admis en clinique d’infertilité". Par ailleurs, toujours selon le Pr Levy, une étude pilote récente démontre "un lien entre le poids de la mère avant la conception et la qualité du sperme de son fils". Ainsi, la journaliste évoque l’hypothèse de Barker, selon laquelle ce qui se passe au cours de la vie in utero, y compris le régime alimentaire, peut influencer la survenue d’anomalies chez le futur adulte, comme l’infertilité.
 

Biologiste Infos (Fabienne Rigal) 26/06/12

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