25 ans de prison pour l’aide-soignante qui a empoisonné ses patients

Publié le 23 Mai, 2017

A l’issue de onze jours de procès, l’aide-soignante poursuivie pour « l’empoisonnement de 13 personnes âgées –dont 10 en sont mortes » dans une maison de retraite de Savoie, a été condamnée à 25 ans de réclusion criminelle par la cour d’assises (cf. Savoie : une aide-soignante jugée pour l’empoisonnement de 13 résidents). La peine « est assortie d’un suivi socio-judiciaire avec 10 ans d’obligation de soins et l’interdiction, à sa sortie, d’exercer sa profession d’aide-soignante ».

 

Les faits remontent à 2013 : l’aide-soignante avait « administré un cocktail de neuroleptiques et d’antidépresseurs à 13 pensionnaires de l’EHPAD où elle travaillait », pour les « soulager » dit-elle. Cependant pour l’enquêteur, « la volonté profonde de Ludivine Chambet n’était pas d’apaiser mais de tuer ». Les victimes n’étaient pas en fin de vie et n’avaient pas demandé « à voir abréger leur vie ».

 

La jeune femme de 34 ans encourait la perpétuité. L’ « altération de son discernement au moment des faits a été reconnue ». Ni l’avocat général ni les avocats de la défense ne pense faire appel.

 

Le quotidien du médecin, Fabienne Rigal (23/05/2017); AFP (23/05/2017)

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