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Dans
un article publié aujourd’hui dans le journal La Croix , Jacques
Bichot, |
Le
clonage thérapeutique repose donc sur la conviction que l’œuf
humain ne relève pas de la condition humaine. Dans ce cas comme
dans celui de l’avortement on fait peu de cas de la vie humaine à
moins que l’on ne considère que la vie humaine ne commence qu’à
partir d’un certain stade.
Certes
le clonage reproductif n’est pas sans conséquence pour l’enfant
mais il n’entraîne pas la destruction d’un œuf. L’enfant
n’aura qu’un seul parent, génétiquement identique à lui, ce
qui vraisemblablement ne manquera pas d’entraîner des problèmes
psychologiques. Certes des expériences comme celles du Dr Antinori
ne doivent pas être encouragées, mais n’oublions pas que le
clonage reproductif consiste à donner la vie. |
On
ne peut donc le mettre sur le même plan que le clonage thérapeutique
qui est, lui, une
instrumentalisation de l’œuf humain. Jacques Bichot s’étonne
alors que le clonage reproductif soit dénoncé comme une
abomination de la désolation alors que le clonage thérapeutique
convenablement « encadré »
serait acceptable. Il se
demande alors à qui profite cette ambiguïté : les
scientifiques, les organismes, les malades actuels et potentiels ou
les hommes politiques qui « montre leur fermeté en
interdisant le petit morceau qui a été diabolisé et autorise sous
une forme réglementée, le gros morceau qui, horresco referens, a
été absous. » |