Revue de presse du 06/09/2001
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Affaire Perruche : les échographistes se mobilisent 

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Pour faire suite à l’affaire Perruche, le Syndicat national de l’Union des

En effet, si la responsabilité du médecin est reconnue en cas de naissance d’un enfant handicapé, il incombera au praticien d’en assumer l’indemnisation  financière. Par conséquent, les échographistes redoutent une augmentation de la part des assureurs, de leur primes de responsabilité civile, qui pourraient alors s’élever à 50 000 Frs, voir un refus de ces derniers de les assurer. Selon ce syndicat, le risque est que de nombreux praticiens refusent de pratiquer des échographies et que de futures mamans ne puissent plus avoir accès à cet examen. Le SNUDE se montre en revanche très favorable au projet de loi déposé à l’Assemblée Nationale par Jean-François Mattéi et au Sénat par Claude Huriet qui stipule que « nul ne peut demander une indemnisation du fait de sa naissance ». Pour l’instant, le syndicat demande aux médecins de se mobiliser et préconise « une grève douce ». Celle-ci consiste à ne remettre aux futurs parents qu’un seul cliché et qu’un compte-rendu minimal, sauf en cas d’anomalies avérées. Ils proposeront également aux parents de signer une pétition à remettre à leur député.

 échographistes (SNUDE) lance une campagne de défense du diagnostic prénatal et de l’échographie obstétrical. Alors que Bernard Kouchner a présenté hier son projet de loi sur la santé qui prévoit notamment la mise en place d’un fonds d’indemnisation en cas d’aléa thérapeutique, les échographistes estiment que ce texte n’est pas une réponse adéquate au verdict de la cour de Cassation.

Le Quotidien du Médecin 06/09/01

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Le clonage thérapeutique est une abomination !

Dans un article publié aujourd’hui dans le journal La Croix , Jacques Bichot, 

Le clonage thérapeutique repose donc sur la conviction que l’œuf humain ne relève pas de la condition humaine. Dans ce cas comme dans celui de l’avortement on fait peu de cas de la vie humaine à moins que l’on ne considère que la vie humaine ne commence qu’à partir d’un certain stade.

Certes le clonage reproductif n’est pas sans conséquence pour l’enfant mais il n’entraîne pas la destruction d’un œuf. L’enfant n’aura qu’un seul parent, génétiquement identique à lui, ce qui vraisemblablement ne manquera pas d’entraîner des problèmes psychologiques. Certes des expériences comme celles du Dr Antinori ne doivent pas être encouragées, mais n’oublions pas que le clonage reproductif consiste à donner la vie.
On ne peut donc le mettre sur le même plan que le clonage thérapeutique qui est, lui,  une instrumentalisation de l’œuf humain. Jacques Bichot s’étonne alors que le clonage reproductif soit dénoncé comme une abomination de la désolation alors que le clonage thérapeutique convenablement « encadré » serait acceptable. Il  se demande alors à qui profite cette ambiguïté : les scientifiques, les organismes, les malades actuels et potentiels ou les hommes politiques qui « montre leur fermeté en interdisant le petit morceau qui a été diabolisé et autorise sous une forme réglementée, le gros morceau qui, horresco referens, a été absous. »

Professeur à l’université Lyon III dénonce l’ambiguïté entretenue entre clonage reproductif et thérapeutique. Le tapage fait autour du clonage reproductif pourrait être utilisée pour faire passer plus facilement le clonage à visée thérapeutique qui à ses yeux est le plus grave et le plus abominable. Le clonage thérapeutique en effet entraîne la formation d’un œuf qui après destruction servira de gisement de tissus compatibles, comme les cellules souches. Cet « être humain » est donc traité comme un moyen et non pas comme une fin et son existence éphémère est donc purement utilitaire. 

La Croix 06/09/01

 

 

 

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