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Irma
Sperling, 7ème enfant d’une famille hambourgeoise fût
enlevée à sa famille, en 1933 à l’âge de 4 ans et placée dans
un centre pour handicapés. Aux yeux de ses proches, ce placement
permettait à la jeune Irma de ne pas souffrir de la faim, alors que
son père avait été arrêté par la Gestapo quelques temps plus tôt
pour son attitude antinazie. Par la suite sa famille n’eut
plus jamais de nouvelles avant d’apprendre le décès d’Irma en
1945. Sa sœur, Antje, décida en 1983 de mener de nouvelles
investigations sur la disparition mystérieuse de sa sœur. C’est
là qu’elle apprit qu’Irma avait été déportée à la clinique
am Steinhof, à Vienne en août 1943. La jeune fille, aurait soi
disant été enterrée dans une fosse commune. Cependant, en 1994,
Antje découvre à la télévision autrichienne que l’on s’apprête
à créer un mémorial avec les 400 cerveaux de victimes euthanasiées
conservés dans la clinique où Irma avait été déportée. Elle découvre
ensuite que parmi eux, il y a celui de sa sœur. Elle demande alors
des explications : « c’étaient des restes de défunts
qui servaient à des fins scientifiques » lui est-il répondu.
«Ce sont des restes de victimes du nazisme » rétorque
t-elle. Finalement, elle vient d’apprendre que l’année
prochaine « on procédera à un enterrement au cimetière
de Vienne réservé aux victimes du nazisme. Pas une inhumation
individuelle, mais une cérémonie digne, pour tous ces cerveaux de
victimes de nazis, pas seulement des personnes euthanasiées, mais
aussi des résistants, des juifs ou des victimes du camp de
Mauthausen ».
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