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En
mars 1998, le docteur Edouard Ferrand, anesthésiste réanimateur à
l’hôpital Henri |
Ainsi,
il semblerait qu’un patient sur deux meurt dans ces services «
après une décision de limitation ou d’arrêt des thérapeutiques
» et que la décision survient, la plupart de temps, après une réflexion
menée conjointement par les médecins et le personnel soignant.
Pour approfondir ces premières données, le Dr Edouard Ferrand a
fait passer, pendant l’été 2000, un long questionnaire à plus
de 150 services de réanimation interrogeant ainsi 521 médecins et
3100 infirmières et aides-soignantes sur la prise de décision
d’arrêts des thérapeutiques, sur les conditions de sa réalisation
et sur les questions éthiques qui entourent ces pratiques. |
Les résultats de cette
seconde enquête ont été rendu publics lors du Congrès européen
de réanimation (Genève, le 1er octobre 2001). Si les médecins
interrogés répondent que la décision d’arrêt de traitement
devrait être collégiale à 100 %, seulement 27% du personnel paramédical
« a l’impression d’avoir vraiment participé à la décision ».
Par ailleurs, 40% des personnels soignants estiment qu’ « il
n’y a pas de réflexion éthique » dans leur service.
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