Revue de presse du 18/10/2001
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Ombre d’un premier bébé clone

Le biologiste Panos Zavos, professeur d’andrologie à l’université du Kentucky et

Depuis août dernier, les gouvernements français et allemand travaillent pour que l’ONU déclare interdit le clonage reproductif et voire même, qu’il l’inscrive comme crime contre l’humanité.  Rappelons les avertissements du généticien Axel Kahn quant au clonage reproductif « la maîtrise du corps et de la forme est un assujettissent assimilable à l’esclavage » et ceux du gynécologue René Frydman qui parle d’ « aliénation de l’enfant par son auteur, un crime ».

Par ailleurs, Pavos Zavos est persuadé qu’une fois le premier bébé clone né il n’aura aucune difficulté à publier ces résultats dans de grandes revues scientifiques. Le journal Libération a enquêté auprès de six rédacteurs en chef des principales revues scientifiques (The Lancet, Nature, Science,…) pour connaître ceux qui seraient prêts à publier l’article relatant la naissance d’un premier bébé clone. 

 

Résultat : aucun ne s’y opposerait dans la mesure où l’article réponde aux conditions habituelles à toute publication. Si la revue Science est la plus réservée, Le Lancet n’hésite pas ; n’avait – il pas déclaré déjà en janvier 1999 qu’ « après tout, génétiquement, il n’y a pas de différence entre un vrai jumeau et un clone », si ce n’est que le clone est le vrai jumeau de son père ou de sa mère … Chacune des revues s’accorde à dire que de toutes façons personne n’est capable de faire un clone humain avant plusieurs années étant donné déjà les difficultés rencontrées pour cloner des animaux. Selon Zavos, au contraire ce serait pour bientôt. Il prévoit que dans 20 ans la pratique du clonage sera généralisée comme l’est la FIV actuellement et que ce sera un moyen de très bien gagner sa vie.

 partenaire du gynécologue italien Severino Antinori dans l’International Consortium Cloning, annonce qu’il obtiendra sans doute le premier embryon humain d’ici Noël et le premier bébé clone d’ici deux ans maximum.

Pavos Zavos préconise la méthode de clonage reproductif comme traitement de la stérilité. Il projette de cloner des embryons quelque part en Méditerranée dans un pays qui n’a pas interdit le clonage reproductif. Pour Nicole Le Douarin, présidente de l’académie des Sciences, c’est « un acte qui doit être aboli ». Jusqu’à maintenant, seuls 8 pays en Europe l’ont interdit.

 

Libération 18/10/01

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 Dépistage de la trisomie 21

Le Wallonia Center for Human Genetics de Liège

 jours une méthode largement utilisée évaluer pendant la grossesse le risque d’attendre un enfant trisomique 21. L’étude, réalisée au Genetics Center de Liège et Loverval, révèle qu’entre1984 –1989, alors que les marqueurs sériques n’existaient pas, sur 244 fœtus trisomiques enregistrés, 17 % avait été diagnostiqués avant la naissance.

 

Entre 1993 et 1998, sur 294 cas de trisomie 21, 56 % avaient été diagnostiqués avant la naissance. Notons alors que dans plus de 90% des cas, la grossesse avait été interrompue.

Ainsi, de la période courant de 1984 à 1989 à celle de 1993 à 1998, la fréquence des naissances d’enfants trisomiques est passée de 1/794 à 1/1606. Ces dates correspondent à l’introduction du test des marqueurs sériques en Wallonie en 1990-91.
On peut remarquer à cette occasion que la recherche sur la trisomie porte une fois encore sur l’amélioration des techniques de dépistage et non sur la guérison (ndlr).

 

 publie les résultats d’une étude sur le dépistage de la trisomie 21 par marqueurs sériques. Introduit en 1990-91 dans le Sud de la Belgique, c’est de nos

European Journal of Human Genetics - 2001

 

 

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