Revue de presse du 08/10/2001
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Thérapie cellulaire : un nouvel espoir en cas d’insuffisance hépatique

A l’heure actuelle la seule possibilité de traitement pour les patients souffrant d’insuffisance hépatique est la

La transplantation de cellules hépatiques isolées dans des modèles animaux et des études cliniques ont permis de rétablir une fonction hépatique transitoire permettant d’attendre un greffon. En l’absence d’un stimulus prolifératif, les cellules matures hépatiques (hépatocytes) injectées n’ont pas d’avantage par rapport aux hépatocytes du patient, cependant il convient de ne pas abandonner cette piste prometteuse. Les chercheurs ont découvert depuis peu que les cellules souches hématopoïétiques (qui produisent les cellules sanguines) peuvent se différencier en cellules hépatiques et coloniser le foie. Ces cellules souches présentent deux avantages : d’une part elles prolifèrent facilement in vitro et d’autre part l’utilisation des propres cellules du patient permet d’éviter les problèmes de rejet. De nombreuses applications thérapeutiques sont envisageables notamment pour les maladies métaboliques héréditaires qui pourraient être traitées par correction in vitro de l’anomalie génétique. On peut aussi imaginer utiliser ces cellules souches hématopoïétiques dans le cas d’hépatites chroniques ou dans le traitement de l’insuffisance hépatocellulaire. Les chercheurs envisagent également de disposer in vitro de suffisamment de cellules nécessaires pour la réalisation d’un foie bio-artificiel.

transplantation. Néanmoins, le manque de greffons et les complications liées au traitement anti-rejet incitent à rechercher de nouvelles alternatives. La thérapie cellulaire appliquée au foie apparaît donc prometteuse.

Le Quotidien de Médecin 08/10/01

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Peut-on envisager un cadre juridique pour la bioéthique ?

Les derniers événements en matière de bioéthique n’ont pas manqué de soulever une vive émotion dans l’opinion publique quant à l’utilité de la recherche médicale. 

cellules capables de régénérer un cœur à partir de cellules souches adultes. Alors comment concilier science, médecine, éthique et droit ? Pierre Guenancia, philosophe, répond en disant qu’il ne faut pas confondre pratique médicale et recherche médicale. Il va jusqu’à dire : " l’idée de limiter la recherche médicale fondamentale me paraît contraire à l’idée de science ". Vincent Dielbot, directeur juridique du CHU de Montpellier, déplore quant à lui les lacunes du cadre réglementant la recherche en milieu hospitalier qui reste trop flou. Enfin l’un des autres sujets polémiques évoqué dans l’article est celui de la brevetabilté du vivant.  Pour Daniel Dupret, président de Proteus, société spécialisée en biotechnologies, « l’existence des brevets est la condition sine qua non pour promouvoir le développement de la recherche ». Peu importe pour lui les dérives qui en découlent. Michèle Anahory, avocate, ne partage pas cet avis et estime que le brevet met un frein à la recherche médicale. Plus globalement, elle déplore que la société attende tout du droit pour régler les problèmes éthiques soulevés par la recherche médicale. Reste une question principale sur laquelle il faudra se prononcer si l’on souhaite encadrer la recherche : quel statut donner à l’embryon ?

Les dérives récentes de la science comme l’intention de cloner un être humain ou l’accouchement d’une femme de 62 ans incitent à opter pour une législation ferme. Ces réserves ne doivent pas remettre en question pour autant les progrès de la science en particulier l’obtention de

Le Quotidien du Médecin 08/10/01 

 

 

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