 |
La
thérapie cellulaire, méthode qui consiste à utiliser les propres
cellules du malade ou des cellules |
Or
le congrès de la Société française de la bio-ingénierie qui
vient de se tenir à Tours du 26 au 28 septembre a permis de
constater le vide juridique de la thérapie cellulaire. Aucune
harmonisation européenne n'est à l'ordre du jour dans ce domaine.
Depuis 1991, plusieurs commissions et institutions européennes ont
tenté d'envisager une législation cohérente pour les cellules et
les tissus d'origine humaine, en vain... En ce qui concerne la France, la loi de
1996 qui devait définir la thérapie génique et la thérapie
cellulaire et leur donner un statut n'a toujours pas de décret
d'application. L'association France-Biotech dénonce cette faille
qui selon elle "bloque aujourd'hui la mise en place de nouveaux traitements de thérapie
cellulaire, alors que le sort de nombreux malades en dépend." Si
les essais cliniques passent aujourd'hui par l'Afssaps (Agence française
de sécurité sanitaire des produits de santé) qui délivre |
au
cas par cas des accords après examen de l'avis délivré par les
comités consultatifs de protection des personnes dans la recherche
biomédicale, on s'interroge sur ce qu'il adviendra quand on en
arrivera au stade de l'application.
En revanche, les banques de tissus humains ont réussi
à établir un régime juridique, en particulier avec le décret du
30 août 1999 portant création des banques de tissus. Par ailleurs,
un corps d'inspecteurs de produits biologiques dépendant de l'Afssaps
vient régulièrement contrôler les unités de thérapie cellulaire
et vient de rendre public le résultat de ces 5 premières
inspections qui apparaît "globalement archaïque et complexe". Enfin, le ministère de la
recherche et les organismes publics envisagent la création de
centres de ressources biologiques pour les collections d'échantillons
utiles à la science. Mais une fois de plus, la thérapie cellulaire
échappera à ce cadre.
|
|
d'origine
animales puis de les manipuler avant de les injecter, n’est
toujours pas encadrée juridiquement. Cette technique est cependant
très prometteuse. Elle présente de nombreuses facettes : des
cellules souches adultes de moelle osseuse peuvent se différencier
et devenir par exemple des cellules cardiaques susceptibles de régénérer
les cœurs malades. Des cellules souches cérébrales adultes et des
cellules médullaires (issues de la moelle)ont elles donné
naissance à des neurones fonctionnels. Des médecins ont également
réussi à faire "pousser" 1,50 m2 de peau à
partir d'un échantillon de la taille d'un timbre poste, ceci dans
la perspective de soigner de grands brûlés. |