Revue de presse du 30/11/2001
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De nouveaux commentaires sur les suites de l'Arrêt Perruche 

L'arrêt rendu par la Cour de Cassation hier est aujourd'hui encore commenté dans les journaux nationaux.
Le Monde rappelle la large dénonciation politique de cet arrêt qui confirme l'arrêt Perruche du 17 novembre 2000 et pose le principe d'un " préjudice d'être né ". Il pose la logique de la Cour de Cassation qui affirme défendre le "respect effectif " de l'enfant trisomique. Le quotidien reprend la colère des médecins, échographistes et radiologues, qui dénoncent une pression morale et financière "insupportable" depuis que les magistrats, par la jurisprudence Perruche, accordent " à chaque fois une indemnisation intégrale du préjudice ".
Le Quotidien du Médecin revient sur les raisons de la justice " que la raison médicale a parfois du mal à comprendre " expliquant comment l'exercice médical allait pâtir de ces nouvelles jurisprudences et prévenant que " l'éthique médicale peut à raison les trouver dangereuses ".
Dans Libération, Dominique Thouvenin, professeur de droit de la santé à l'université de Paris VII, pense que le problème est mal posé. Pour elle " l'arrêt Perruche n'indemnise que le handicap " et garantit la liberté des parents de demander une interruption médicale de grossesse. Pour Le Figaro, " la Cour de Cassation semble bien avoir débordé de son rôle d'interprète du droit, en ayant voulu pallier une carence des pouvoirs publics ".
Enfin, Libération offre ses colonnes aux personnes handicapées elles-mêmes qui confient leur colère par l'intermédiaire du livre de Danielle Moyse et Nicole Diederich * : " c'est à nous, personnes atteintes de ces affections que certains suggèrent d'éradiquer génétiquement, qu'il appartient de diriger le débat ". Danielle Moyse, philosophe et professeur associé au centre d'études des mouvements sociaux, explique : " ce que les personnes handicapées contestent avec virulence, c'est le triomphalisme scientifique, un certain discours médiatique et la pression sociale ".  

 * " Les personnes handicapées face au diagnostic prénatal ", Danielle Moyse et Nicole Diederich, éd. Erès, 189 pp.

Le Monde 30/11/01 - Le Quotidien du Médecin 30/11/01 - Libération 30/11/01 - Le Figaro 30/11/01

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Clonage thérapeutique : belle illusion

André Pichot, chercheur au CNRS, " déboulonne "  très clairement l'annonce faite par la société ACT du récent clonage de 3 embryons humains de 6 cellules. Il ironise sur la valeur d'une telle déclaration : " le bel exploit ! comme si la difficulté n'était pas de mener ces embryons au terme de leur développement plutôt que de les produire ".
Revenant sur les 277 embryons clonés pour créer Dolly, il explique, qu'à l'échelle humaine, il faudrait au moins 2 000 embryons pour obtenir un enfant apparemment sain donc autant d'ovules à trouver. A titre de comparaison, une femme produit au maximum 400 ovules en toute une vie. Les embryons clonés se développent avec difficulté car ils sont affectées de graves anomalies cellulaires, difficilement détectables. Ainsi, s'interroge le chercheur, dans le cadre du clonage à des fins thérapeutiques même s' " il n'est pas nécessaire que l'embryon arrive à terme, puisqu'on est censé prélever des cellules recherchées dès les premiers stades du développement " cela pose un problème : " comment une thérapie pourrait-elle utiliser de telles cellules, dont la plupart risque d'être anormales sans qu'on puisse dire lesquelles ? Quelles conséquences aurait leur introduction dans l'organisme ? ".

Le Monde 30/11/01

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Le rapport Fiori rejeté par le parlement européen

Les eurodéputés ont rejeté hier le texte de la résolution du rapport de l’italien Francesco Fiori présentée par la commission temporaire chargée d'étudier " les implications des nouvelles technologies médicales et génétiques ". Ce texte recommandait principalement l’interdiction du clonage thérapeutique et la création d’embryons pour la recherche. 
D'un coté le groupe des démocrates chrétiens appuyés des verts et des communistes d'un coté, de l'autre les socialistes et les libéraux ont débattu trois longues heures. Ces discussions ont soulevé de nombreuses contradictions sans réussir à faire émerger un compromis. Marie-Thérèse Hermange, un des députés rapporteurs, explique : « le texte était crédible mais trop large. Personne ne s’y retrouvait ».
La convocation d'une nouvelle commission parlementaire ne paraissant pas opportune, ces questions sont maintenant entre les mains des chefs d'État et de gouvernement. La France et l'Allemagne proposent la conclusion d'une convention internationale sous l'égide de l'ONU (cf. revue de presse du 20.11.01).

La Croix  30/11/01 - Le Figaro 30/11/01 - Fenêtreeurope 30/11/01 - Le Quotidien du Médecin 04/12/01

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Euthanasie refusée pour une malade Britannique

Diane Pretty, une anglaise de 42 ans paralysée par une dégénérescence nerveuse incurable souhaitait obtenir de la justice britannique que son mari ne soit pas poursuivi pour meurtre, s’il l’aidait à se donner à la mort  (cf. notre revue de presse du 19/10/01). Les cinq juges de la chambre des lords viennent de lui refuser ce droit au suicide en estimant que le suicide assisté était illégal. 

La Croix  30/11/01

 

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