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de presse du 26/11/2001 |
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Le
Collectif contre l’Handiphobie attaque l’Etat pour « faute
lourde »
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Le
docteur Xavier Mirabel, président du Collectif contre l’Handiphobie,
a été interrogé par le journal « La Croix » à
l’occasion de l’examen par la Cour de cassation de deux
nouvelles demandes de réparation pour la naissance d’enfants
trisomiques. Xavier Mirabel dénonce la logique de la justice qui
indemnise un enfant handicapé du fait de sa naissance. « Cette
quête d’indemnisation, qui conduit à rechercher un coupable pour
être aidé est l’inverse de la solidarité. » Elle détruit
les familles qui pour être aidées doivent dire qu’elles auraient
préféré que leur enfant ne soit pas là. Le docteur Mirabel est
particulièrement choqué du message qu’il a entendu à la Cour de
cassation : « j’ai entendu parler de « perte de
chance » de n’avoir pas été avorté, de « préjudice
esthétique ». « Pour moi qui suis père d’une enfant
trisomique, c’est difficile à supporter ». Le Collectif réclame
une loi pour interdire ce type d’indemnisations. X. Mirabel qui a
rencontré beaucoup d’élus rappelle que les
clivages ne sont pas politiques mais dépendent
du regard que chacun porte sur la personne handicapée. Il
regrette en particulier « l’engrenage vicieux » du dépistage
qui privilégie la sélection à la recherche, alors qu’ « il
n’est pas plus idiot d’essayer de soigner un trisomique qu’un
malade de l’Alzheimer ».
« Donner des fonds à la recherche sur le handicap
mental relève de la simple justice ». Mercredi 28 aura lieu
l’audience du Collectif contre l’Handiphobie qui a attaqué l’État
pour « faute lourde » au lendemain de l’Arrêt
Perruche. Le docteur Mirabel est décidé à aller jusque devant la
justice européenne pour faire respecter les droits des personnes
handicapées.
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La
Croix 26/11/ 2001 |
| Revue
de presse du 26/11/2001 |
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Les
enfants trisomiques dévisagés
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Au lendemain des nouvelles affaires
portées devant la Cour de cassation,
le Figaro a publié un article de Jean-Marie Le Méné, président
de la Fondation Jérôme Lejeune dénonçant le sort réservé aux
enfants trisomiques.
Pour la troisième fois en un an la Cour de cassation
juge « regrettable » la naissance de « certains de
nos concitoyens ». Aujourd’hui les personnes concernées
sont les enfants trisomiques à qui la Cour de cassation va
peut-être reconnaître en plus d’un préjudice de vie un « préjudice
esthétique ». Jean-
Marie Le Méné met en parallèle cette discrimination physique jugée
par la Cour avec les nouvelles techniques de dépistage annoncées
dans Lancet, expliquant « comment on peut dépister les
trisomiques grâce à leur profil. » « En associant
l’examen du nez avec celui de la nuque, le périmètre crânien et
la longueur du fémur, la chance augmente d’attraper les récalcitrants
et de faire diminuer le « taux d’échappement » de
ceux qui passent entre les mailles du filet ». Il y a des
dizaines d’articles et des millions de francs chaque année
consacrés au dépistage des trisomiques. Mais combien pour
encourager leurs efforts, pour développer la recherche pour les
soigner ? Jean-Marie Le Méné nous invite à changer de regard, à
porter sur la personne handicapée un regard disposé « à
envisager » la personne et
non à la « dévisager ». Le visage de l’autre, quel
qu’il soit nous dit « je suis là », sommes-nous
capables de lui répondre autre chose que « va-t-en » ?
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Le
Figaro 24-25/11/01
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de presse du 26/11/2001 |
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Arrêt
Perruche : que décidera la Cour de cassation ?
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La
Cour de cassation qui examine deux nouveaux dossiers similaires à
l’Arrêt Perruche, concernant deux enfants trisomiques, rendra ses
arrêts mercredi 28 novembre. Elle doit aujourd’hui définir l’étendue
du préjudice reconnu par l’Arrêt Perruche. La décision de la
Cour va être déterminante : elle peut limiter ou étendre la
portée de l’Arrêt Perruche. L’avocat général, Jerry
Sainte-Rose a écarté tout dédommagement, « puisque
l’avantage pour lui (l’enfant) aurait été d’être avorté,
sa vie diminuée ne peut être comparée qu’à l’inexistence
qui, par définition, n’est pas évaluable. »
Les échographistes de leur côté montent au créneau,
estimant leur profession en danger. Les primes d’assurance
risquent d’être multipliées par 10. Jean-Paul II
a lancé à l’occasion des « Semaines sociales »
un message d’alerte : il rappelle l’importance de la
recherche mais dénonce l’eugénisme auquel elle peut
aboutir. « La sélection des enfants à naître écrit-il,
constitue un véritable eugénisme qui conduit à une sorte
d’anesthésie des consciences, blessant gravement par ailleurs les
personnes atteintes de handicaps congénitaux et celles qui les
accueillent.»
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Figaro
24-25/11/01
- Quotidien du Médecin 26/11/01
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| Revue
de presse du 26/11/2001 |
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Des
embryons humains clonés ?
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Une
entreprise privée américaine, Advanced Cell Technology (ACT), bien
connue pour ses travaux ambigus en matière de clonage, affirme
avoir produit des embryons humains par clonage. Les chercheurs ont
prélevé des cellules de peau sur des volontaires, dont ils ont
introduit le noyau porteur du patrimoine génétique dans des ovules
donnés par 8 femmes âgées
de 24 à 32 ans. Cette technique de transfert de noyau a permis
d’aboutir à la création de 19 œufs humains dont 3 seulement ont
poursuivi leur développement jusqu’à trois jours, c’est à
dire 6 cellules. Le but des
chercheurs est donc de transformer des embryons au stade primitif en
« usine à pièces de rechange ». Rappelons que les
cellules issues de cette technique du clonage thérapeutique , les
fameuses cellules souches sont à l’origine de tous les organes du
corps humain (neurone, pancréas, foie, sang, peau, muscle…).
Elles constituent donc un enjeu majeur pour la recherche
mondiale en entrouvrant la porte à des perspectives thérapeutiques
dans le domaine de la médecine régénératrice personnalisée. En
effet, les « tissus de rechange » seraient parfaitement
compatibles car directement prélevés sur la peau du malade lui même.
Le principaux travaux réalisés sur le sujet sont pratiqués
dans des laboratoires publics, et seule une dizaine d’entreprises
privées développent des recherches dans ce domaine, parmi
lesquelles ACT. Les médicaments issus de ces recherches pourraient
représenter un marché potentiel de 10 à 50 milliards de dollars
dans cinq à dix ans.
Par
ailleurs, Advance Cell Technology affirme avoir réussi à induire
le développement embryonnaire d’un ovule humain sans aucune fécondation
ni clonage, mais en soumettant l’ovule à un choc chimique.
C’est ce qu’on appelle : la parthénogénèse . Les
chercheurs ont cette fois-ci obtenu des embryons de 5 à 10 jours
mais au patrimoine génétique incomplet.
En France, le Parlement doit examiner au début de l’année
prochaine la nouvelle loi sur la bioéthique. Jacques Chirac s’est
prononcé contre le clonage thérapeutique et Lionel Jospin, pour.
Quant aux français ; ils se sont déclarés à
93% contre le clonage thérapeutique dans un récent
sondage.
Jean-François Mattéi, souhaite quant à lui l’adoption
rapide d’une législation internationale « avec des
sanctions relevant d’un tribunal pénal international » pour
empêcher le clonage humain. Axel Kahn, quant à lui reste prudent
en affirmant « Est-ce que cet embryon peut vraiment être à
la source de cellules à utilisation thérapeutique voir même
pourrait-il se développer en bébé ? On n’a aucune
indication pour le dire à partir de cette annonce qui est aussi
tout à fait publicitaire ».
La
Grande Bretagne a autorisé la recherche sur le clonage thérapeutique
. La Maison Blanche, elle, a rappelé hier que le président Georges
W. Bush est opposé à « 100% » au clonage humain.
L’administration Bush proscrit d’ailleurs le financement public
de ces investigations. Notons enfin en Italie une réprobation
générale au clonage d'embryons humains. Seule le laboratoire du
Téléthon italien se félicite des perspectives thérapeutiques de
cette pratique.
Gènéthique
vous rappelle que les informations transmises dans la revue de
presse quotidienne représentent toutes les opinions exprimées sur
l’actualité bioéthique. Celles-ci ne sont pas toujours cautionnées
par la rédaction.
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Le
Figaro 26/11/01 – La Croix 26/11 – Libération 26/11/01 – La
Tribune 26/11/01 – Le Nouvel Observateur 26/11/01 – Courrier
international 26/11/01 - Zénith
25/11/01 – Radio Canada 25/11/01
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| Revue
de presse du 26/11/2001 |
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L’échographie
vue du côté des femmes
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Aujourd’hui,
le nombre d’échographies par grossesse est au minimum de 3. La
plupart des femmes passent un nombre conséquent de tests sans
savoir vraiment s’ils sont obligatoires ou pas. L’échographie
est un examen ambigu. C’est un examen qui est vécu comme une
première rencontre avec le fœtus mais c’est aussi un moyen d’évaluation
de l’état du fœtus. Ce suivi médical consiste en un échange
d’observations et de prescriptions où la femme n’est pas
vraiment écoutée. Elle accepte que la contrepartie de cette obéissance
est la naissance d’un bébé conforme à ses attentes. On peut
comprendre alors leur déception quand tel n’est pas le cas.
C’est donc toute une réflexion sur les objectifs du suivi de
grossesse qui est nécessaire pour redéfinir le rôle de l’échographie.
Gènéthique
vous rappelle que les informations transmises dans la revue de
presse quotidienne représentent toutes les opinions exprimées sur
l’actualité bioéthique. Celles-ci ne sont pas toujours cautionnées
par la rédaction.
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Libération
24 et 25/11/01
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| Revue
de presse du 26/11/2001 |
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L’influence
de la génétique sur la médecine de demain
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Dans
le cadre du colloque « Science,
génome et citoyen : les enjeux de la médecine de demain »,
des scientifiques et des médecins ont tenté de voir en quoi la génétique
va révolutionner la médecine de demain. Première constatation :
les français sont plus intéressés par les applications médicales
de la génétique que par les progrès de la science. Le premier
domaine en pleine évolution est la pharmacogénomique, c’est à
dire l’étude des molécules capables de modifier ou de moduler le
fonctionnement du génome.
La
production des médicaments du futur va nécessiter des
modifications au sein même des entreprises pharmacologiques ainsi
qu’au niveau des essais cliniques puisque désormais seront pris
en compte des paramètres génétiques.
Si
les avancées de la génétique permettent peut-être un espoir dans
la guérison de maladies cancéreuses et génétiques, il a été
rappelé que les premières thérapeutiques « n’arriveront
sur le marché que d’ici à une bonne quinzaine d’années ».
Lors
de ce débat, la question sur
le financement de ces nouvelles pistes thérapeutiques, par les
industries pharmaceutiques ou la Sécurité sociale, est restée
ouverte.
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Le
Quotidien du Médecin 26/11/01
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