Revue de presse du 23/11/2001
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Le Collectif contre l’handiphobie se mobilise

Aujourd’hui la Cour de cassation, réunie en assemblée plénière, a examiné le pourvoi formé par des parents d’enfants trisomiques qui réclament réparation. Comme pour l’Affaire Perruche, la Cour doit décider de la « part du préjudice » que l’on peut accorder à l’enfant. Le Collectif contre l’handiphobie, qui regroupe 200 familles touchées par le handicap et qui s’était senti blessé par l’arrêt Perruche, a décidé de se mobiliser dans le cadre de cette nouvelle affaire. Les parents sont en particulier très choqués que l’on parle de « préjudice d’esthétique » pour leurs enfants trisomiques. Une trentaine d’enfants trisomiques étaient là « pour sauver leur peau ». Les arrêts seront rendus le 28 novembre. Ce jour là aura également lieu le procès du Collectif contre l’Etat. Une centaine de personnes handicapées manifesteront à cette occasion devant le tribunal de Grande Instance. 

La Croix 23/11/01 – Gènéthique 23/11/01

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« On ne devrait jamais considérer la vie comme une chose »

François Bayrou, président de l’UDF répond dans le journal La Croix, aux récents propos de Lionel Jospin sur les problèmes de bioéthique (cf . notre revue de presse du 20/11/01). Il déclare être « personnellement opposé à l’instrumentalisation de l’embryon qui commence avec l’utilisation des embryons surnuméraires comme matériau ». Il souligne qu’il n’accepte pas la recherche sur l’embryon qui « peut avoir des répercussions symboliques non négligeables ». En revanche, il se dit très favorable à la recherche sur les cellules souches adultes.

A propos de l’Arrêt Perruche, François Bayrou se dit « heurté par cet arrêt ». Dans cette affaire « on théorise la droit à la non-vie, on considère la vie comme un tort fait à quelqu’un » souligne t-il. Il lui paraît nécessaire de légiférer car cette affaire touche « l’idée même que l’on se fait de l’humanité ».

La Croix 23/11/01

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Nouveau clonage de bovins

La revue Science publie un article relatant le travail de 6 équipes américaines portant sur le clonage de bovins grâce à une amélioration de la technique de transfert nucléaire. Alors que jusqu’à présent l’efficacité du clonage chez les animaux n’excédait pas 5% (cf. nos revues de presse du 05/04/01 et du 09/08/01) les chercheurs annoncent une réussite de 80% chez ces bovins. Lors de cette expérience, 24 des 30 veaux clonés parvenus au terme de la gestation ont survécu à leur naissance. Deux femelles auraient même eu des veaux  « naturels » en bonne santé.  La société ACT (Advanced Cell Technology) qui s’est déjà fait remarquer dans ce type d’expérience, affirme « toutes les données collectées (sur nos clones) renforcent l’opinion selon laquelle ces animaux sont normaux au plan clinique et morphologique ».  Et elle ajoute à propos des 24 veaux vivants « quelques uns ont eu une détresse respiratoire ou de l’hypertension pulmonaire passagère à la naissance ». Notons que les 24 animaux en bonne santé sont les survivants de 496 embryons obtenus par clonage et transférés chez 110 vaches dont 80 ont avorté. Par ailleurs, 6 veaux sont mort-nés. Le travail devra donc être confirmé par d’autres études.

Gènéthique vous rappelle que les informations transmises dans la revue de presse quotidienne représentent toutes les opinions exprimées sur l’actualité bioéthique. Celles-ci ne sont pas toujours cautionnées par la rédaction.

Le Quotidien du Médecin 23/11/01 – Libération 23/11/01 - Sciences et Avenir 23/11/01

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La 76ème Semaine Sociale

Ce week-end a lieu la Semaine Sociale de France consacrée au thème « biologie, médecine et société, que ferons-nous de l’homme ? ».

Débat qui appelle à plusieurs questions « comment se prémunir contre la possible mise en œuvre du clonage humain ? Faut-il autoriser le clonage thérapeutique ? La recherche sur les embryons surnuméraires est-elle légitime ? Où se situent les limites en matière de diagnostic prénatal ? ».

Noëlle Lenoir, présidente du Groupe européen d’éthique, regrette que pour le moment « l’éthique ait ainsi l’air de courir après la science ». Selon elle, les scientifiques doivent expliquer leurs pratiques et leurs objectifs afin que la société puisse elle même faire ses choix « sans oublier que rien ne justifie d’attenter à la dignité humaine ».

Robert Rochefort, vice président de ces Semaines Sociales, s’interroge : « toute avancée est-elle forcément un progrès ? ». Selon lui une « idée » émerge : « ce qui répare les erreurs de la nature est à encourager, ce qui transgresse les règles naturelles est à bannir ».

Si pour le moment, les cadres législatifs sont peu définitifs, les textes internationaux sur la recherche et l’éthique sur lequel les Etats peuvent se positionner sont la Déclaration d’Helsinki (1964), la Déclaration universelle sur le génome humain et les droits de l’homme de l’Unesco (1997) et la Convention d’Oviedo sur les droits de l’homme et la biomédecine du Conseil de l’Europe (1997).

Gènéthique vous rappelle que les informations transmises dans la revue de presse quotidienne représentent toutes les opinions exprimées sur l’actualité bioéthique. Celles-ci ne sont pas toujours cautionnées par la rédaction.

La Croix 23.11.01

 

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