Revue de presse du 22/11/2001
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Va t-on mettre fin au « suicide assisté » dans l’Oregon

L’Oregon est le seul Etat aux Etats-Unis à autoriser le « suicide assisté ». Plus de 70 personnes en phase terminale sont déjà mortes de cette manière depuis 1997, date à laquelle a été promulguée la loi « Mourir avec dignité ». Ce texte s’applique aux personnes souffrant d’une maladie incurable et dont les médecins estiment qu’il leur reste moins de six mois à vivre. Le patient doit indiquer par oral puis par écrit son intention de mettre fin à ses jours et doit être en état d’avaler le liquide mortel. Or le 6 novembre, John Ashcroft, ministre de la justice, a ordonné que des poursuites soient engagées contre les médecins prescrivant des substances dans l’intention d’entraîner la mort d’un patient. Les substances utilisées dans le cas de « suicide assisté » sont contrôlés par une loi fédérale. Or le ministre cherche à faire valoir la prééminence du droit fédéral sur les Lois des Etats. Le gouverneur de l’Oregon, dénonce la décision du ministre en la qualifiant « d’intrusion sans précédent » dans l’autonomie des Etats en matière de politique médicale. Quant à La Cour suprême des Etats-Unis, déjà consultée, elle a statué que cette pratique n’était pas un droit constitutionnel, mais elle ne l’a pas déclaré illégal.

La Croix 22/11/01

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Recherche et enjeux financiers

A l’occasion des 76èmes Semaines sociales qui se dérouleront du 23 au 25 novembre à Issy-Les-Moulineaux (voir notre rubrique Agenda : http://www.genethique.org/agenda/agenda.htm), le journal La Croix publie une interview de Michel Camdessus, président de ces Semaines sociales. Selon ce dernier les enjeux liés aux dernières avancées médicales sont de 3 ordres :bioéthiques, économiques et politiques.  Il se demande en effet si l’on ne se dirige pas vers une instrumentalisation de l’homme et surtout si ce ne sont pas les enjeux financiers qui guident aujourd’hui la recherche. Il estime également qu’en matière de dignité, d’égalité et de droit à la santé, le citoyen devrait être consulté. Pour Michel Camdessus, le droit à la vie doit primer par rapport au droit à la santé. Il se déclare « surpris lorsque le droit à la santé est évoqué au détriment de la vie d’un être humain potentiel, l’embryon ». A propos de l’évolution de la recherche, il déclare que la fin ne doit pas justifier les moyens et que l’humain ne doit pas être utilisé comme instrument de recherche. D’autres voies éthiquement acceptables doivent être explorées au préalable.

La Croix 22/11/01

 

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