| Revue
de presse du 19/11/2001 |
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Trisomie
21 : une nouvelle méthode de dépistage |
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Des
chercheurs anglais viennent de montrer qu’il est possible de détecter
la trisomie 21 in utero par une échographie réalisée entre
la onzième et la quatorzième semaine de grossesse en observant
l’os nasal. L’étude échographique a été menée entre janvier
et octobre 2001 sur 701 fœtus de 11 à 14 semaines de gestation.
Tous faisaient l’objet d’un dépistage de trisomie 21 en raison
soit du fait de l’âge maternel soit en raison d’une image
suspecte au niveau de la nuque à l’échographie. Les médecins
ont alors observé le profil des fœtus et ont noté la présence ou
non d’os du nez. Alors que 99,5% des enfants chromosomiquement
sains au stade du fœtus les possèdent, 73% des enfants trisomiques
n’en n’ont pas. Pendant longtemps, l’âge de la mère a été
considéré comme le seul facteur de risque. Les femmes âgées de
plus de 35 ans peuvent avoir recours à une amniocentèse
avec examen des cellules du fœtus, qui permet de détecter
un tiers des fœtus anormaux et qui entraînent
un taux non négligeable de fausse couche. D’autres signes
de dépistage comme l’épaisseur de la nuque ont été proposés
pour poser l’indication d’une amniocentèse.
Enfin, plus récemment un dépistage sérique maternel est
proposé systématiquement à toutes femmes enceintes entre la 14ème
et la 17ème semaine de grossesse. Les auteurs estiment
que « si l’examen du profil fœtal, quant à la présence
ou à l’absence des os du nez, est inclus dans le dépistage de la
trisomie 21, en combinaison avec l’âge maternel et la clarté
nucale… pour un taux de faux positif d’environ 1% la sensibilité
pourrait croître d’environ 57 à 86% et les sensibilités
respectives pour un taux de faux positifs de 5% seraient environ de
75 à 93% ».
Par
ailleurs, ce dépistage intervenant lors du premier trimestre de la
grossesse, les avortements thérapeutiques qui en découleraient
seraient « plus sûrs et moins traumatiques ».
Cependant, les auteurs estiment qu’il est trop tôt pour inclure
la recherche des os comme dépistage de routine.
Comment
ne pas s’inquiéter de ce dépistage systématique qui ne laissera
aucune place à la personne trisomique 21 dans notre société, ni
aucun espoir à la recherche ?
Gènéthique
vous rappelle que les informations transmises dans la revue de
presse quotidienne représentent toutes les opinions exprimées sur
l’actualité bioéthique. Celles-ci ne sont pas toujours
cautionnées par la rédaction. |
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Le
Quotidien du Médecin 19/11/010 – Le Figaro 17/11/01- Le Parisien
18/11/01 |
| Revue
de presse du 19/11/2001 |
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Grande
Bretagne : un projet de loi pour interdire le clonage humain |
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Le
gouvernement britannique a annoncé samedi
le dépôt d’urgence d’un projet de loi pour interdire le
clonage reproductif d’êtres humains.
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La
Croix 19/11/01 |
| Revue
de presse du 19/11/2001 |
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Le
juste rapport entre la communication et la recherche scientifique |
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A
l’occasion
de la XVIème conférence internationale organisée au Vatican par
le Conseil pontifical pour la pastorale de la santé sur le thème
« Santé et pouvoir », Mgr John Foley, président
du conseil pontifical des communications sociales, souhaite que
l’on fasse la vérité sur les expériences et les politiques médicales.
Il a affirmé la nécessité de « connaître la vérité
scientifique, économique et morale sur les découvertes médicales
et les politiques sanitaires » Il a souligné que les
« droits de ceux qui souffrent » doivent être
respectés plus que tout. Il a rappelé qu’au cours du siècle
dernier les médias n’avaient pas hésité à dénoncer certaines
expériences médicales comme des « atrocités »,
mais qu’aujourd’hui de telles expériences ont encore lieu sur
des embryons détruits au profit de la science. En ce qui concerne
la recherche sur les cellules souches et l’euthanasie, Mgr Foley
estime que les mass media n’ont pas manifesté ce respect des
« inviolables droits des plus faibles » proches
de la naissance ou de la mort. Par ailleurs, il estime que l’on
aurait besoin de « journalistes préparés non seulement
dans les techniques médicales mais aussi en philosophie et en
morale ». Enfin, il conclut que la couverture médiatique
ne doit pas seulement
« informer notre esprit » mais « toucher
nos cœurs pour déclencher au service des malades et des pauvres ce
que Mère Térésa appelait le pouvoir de l’amour ».
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Zénith
16/11/01 |
| Revue
de presse du 19/11/2001 |
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Les
faux espoirs de la thérapie génique |
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Les
Académies
de médecine et de pharmacie viennent de rendre un rapport intitulé
« Enjeux de la thérapie génique : ses progrès et
ses problèmes ». La thérapie génique qui consiste à
introduire un « gène médicament » dans le noyau des
cellules pour corriger un défaut génétique ou pallier le manque
d’une protéine, ne tient visiblement pas ses promesses. Certes,
cette technique reste une voie de recherche prometteuse pour les
maladies héréditaires monogéniques, mais en ce qui concerne les
grands fléaux comme le cancer ou les maladies cardio-vasculaires sa
contribution reste incertaine. « Il existe une myriade de
possibilités, mais tout autant de difficultés, aussi faut-il
savoir garder un regard critique sur la thérapie génique »
affirme le professeur Alain Fisher, dont l’équipe a réussi à
« guérir » six « bébés bulle » souffrant
de déficit immunitaire par le biais de cette thérapie. Cependant,
sur 500 tentatives réalisées dans les divers domaines de la thérapie
génique, il a été rapporté un certain degré d’efficacité sur
seulement 5 d’entre elles. La technique est particulièrement délicate
à mettre en place et les médecins doivent aussi veiller à ne pas
être toxique et entraîner une réponse inflammatoire de
l’organisme. Le professeur Olivier Danos, directeur scientifique
du Généthon à Evry reconnaît « Il est certain que nous
avons péché par trop d’enthousiasme lors des premiers essais de
1989. Des effets d’annonce suivis de désillusions qui ont créé
beaucoup de malentendus dans le public ». Quant à Axel
Kahn, il développe le concept de la maladie régénératrice :
entre thérapie génique et cellulaire, cette voie reposerait sur
l’utilisation de cellules souches embryonnaires améliorées grâce
à des transferts de gènes. Dans leur rapport, les académiciens dénoncent
les 3 obstacles majeurs au développement de la thérapie génique :
scientifiques, administratifs et financiers. Cependant,
ils affirment prudemment qu' « un examen objectif de ce qui a
été déjà atteint permet d’être raisonnablement optimiste pour
l’avenir. On ne peut pas fermer la porte à toutes les
perspectives de thérapie génique ».
Gènéthique
vous rappelle que les informations transmises dans la revue de
presse quotidienne représentent toutes les opinions exprimées sur
l’actualité bioéthique. Celles-ci ne sont pas toujours
cautionnées par la rédaction.
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Le
Figaro 17/11/01 |
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