| Revue de presse du 30/03/2001 | |||||||
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Arrêt Perruche : audition de Claude Evin |
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Claude Evin, mandaté par le président de la Commission des affaires culturelles familiales et sociales, réunissait hier à l’Assemblée des juristes, des représentants d’associations de handicapés et du Conseil de l’ordre des médecins autour du thème « arrêt Perruche : faut-il légiférer ? ». Cette
audition sur la nécessité ou non de légiférer fait suite à
l’amendement Mattei qui affirme que « nul n’est recevable à
demander une indemnisation du fait de sa naissance ». Ce que Claude
Evin refuse : « empêcher quiconque s’estimant victime d’un
préjudice à la suite d’une faute d’engager une action en réparation
de ce préjudice ne me semble pas acceptable ». |
Il rajoute « nous glissons d’une dépénalisation partielle de l’avortement pour protéger l’autonomie de la femme, à une promotion de l’avortement eugénique ». Pour Catherine Labrousse-Riou, également professeur de droit à Paris, l’arrêt est surtout discutable sur le terrain du préjudice. Elle estime qu’il faut plutôt attendre le développement de la jurisprudence. Ces
avis en faveur d’une législation n’est pas repris par Patrice Jourdain,
autre juriste, pour qui l’arrêt Perruche a un retentissement « excessif »
et n’a aucun rapport avec les grands principes de dignité humaine, de dévoiement
de l’avortement ou d’eugénisme. « C’est un problème technique
de responsabilité civile qui a été posé à la Cour de Cassation ».
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Le
médecin doit donc protéger, porter secours, soigner et aider les personnes
dans le besoin, d’autant plus que ces personnes sont diminuées ou vulnérables.
M. Hoerni a rappelé que le médecin doit porter les responsabilités qui
lui reviennent en cas de défaut de sa pratique, mais refuse d’assumer
celles revenant à d’autres interventions. L’abandon de ces principes
remettrait gravement en cause la mission donnée aux médecins, dans son
principe comme dans sa réalisation. De
leur côté, les associations de personnes handicapées et de leur famille (Unapei,
APF,…) ont témoigné du « désarroi des familles » provoqué
par l’arrêt Perruche. L’absence
du Collectif contre l’handiphobie, que M. Claude Evin avait refusé
d’inviter, a été remarquée par quelques députés et regrettée. Les
députés présents ont dans l’ensemble fait connaître leur inquiétude
face à l’arrêt Perruche.
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Le Figaro 30/03/01 La Croix 30/03/01 Le Monde 02/04/01 Gènéthique |
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